Pour faire passer la pilule la métropole organise une énième tentative de fabrique du consentement mardi 5 mars à la maison de la citoyenneté des Minimes en directions d’associations du secteurs. Venons leur dire que nous ne sommes tout simplement pas d’accord nous ne laisserons pas faire ! Venez nombreuses à 18h place du marché au cochon (métro Claude Nougaro)

Le projet TESO (Toulouse Euro Sud-Ouest), c’est ce vaste projet immobilier qui prévoit de détruire une partie de la zone autour de la gare (Bonnefoy, Périole) pour en faire un énorme quartier d’affaires. D’un secteur aujourd’hui populaire, les acteurs veulent faire pousser une concentration de centres commerciaux, bureaux (dont une grande partie risque de rester vide) et logements à loyers élevés. Cerise sur le gâteau : la tour occitanie (150m de spéculation).

La concertation : faux alibi, vraie mascarade

Ce projet aura un impact énorme sur la ville, ses habitant-es (expulsions, préemptions, modification en profondeur des quartiers, augmentation des loyers, nuisances liées aux travaux pendant des années). L’étape de « concertation » est en cours, en fait cette farce n’a de concertation que le nom et seules quelques personnes y participent.

De plus, le projet est déjà bien ficelé, et il est permis de douter de l’influence des débats (à huis clos) : on peut supposer que les plans ne vont pas bouger d’un iota. La réalisation de la tour occitanie n’a par exemple à aucun moment été mise en débat.

Pour preuve, le premier rendez-vous de « concertation » s’est soldée par un fiasco, les données présentées par Europolia [1] étaient largement incomplètes et imprécises : impossible de débattre à proprement parler dans ces conditions.

Exigeons une ville pour les habitant-es

La plupart des questions importantes n’y sont d’ailleurs pas abordées : à qui profitent les opérations ? à qui seront cédés les terrains et bâtiments publics ? Qui fait main basse sur les biens communs ?

Nous n’acceptons pas que cette pseudo-concertation serve d’alibi à un tel hold-up de spéculateurs, c’est pour cela que nous manifestons aujourd’hui.

Au contraire, les premier-es concerné-es devraient être les habitant-es actuel-les. D’un point de vue social, écologique, démocratique, nul besoin de détruire pour rebâtir. Il faudrait entretenir, isoler les bâtiments, pour permettre à ce quartier de rester ouvert sur la ville et accessible aux classes populaires.

Stop aux grands projets pour le bénéfice d’une minorité, pensons enfin collectif !


[1] Europolia est la SPLA (Société Publique Locale d’Aménagement), créée spécialement par Toulouse Métropole pour la réalisation du proet TESO (et du parc des expos).