Décembre 1, 2017
Par Rebellyon
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Jeudi soir, suite à de nombreuses pressions subies de la part du préfet du Rhône et du ministre de l’intérieur Gérard Collomb, la présidente de l’université est venue nous « proposer une solution » : confiner les camarades migrant.es. dans un gymnase excentré à Meyzieux pour une durée de 10 jours, avant d’être de nouveau jeté.e.s à la rue. Elle exige à ce titre que nous quittions les locaux de l’université vendredi, nous menaçant d’une intervention policière. Face à cette absence de véritable solution, nous n’avons d’autre choix que de maintenir l’occupation. Nous exigeons l’examen de toutes les demandes d’asiles ici, en France, ainsi qu’un logement pérenne et décent.

Depuis deux semaines, demandeur.ses d’asile, sans-papiers et étudiant.e.s solidaires lyonnais.e.s occupent l’amphithéâtre C de l’université de Lyon 2 sur le campus de Bron. Cette occupation, comme cela se fait à Nantes, Poitiers, Lille ou encore Paris, est notre réponse face à un Etat français qui méprise les droits des exilé.e.s. La présidente de Lyon 2, Nathalie Dompnier, a affirmé auprès de nous comme publiquement son soutien pour cette lutte et son souhait de trouver un hébergement durable et respectable pour tou.te.s.

Jeudi soir, suite à de nombreuses pressions subies de la part du préfet du Rhône et du ministre de l’intérieur Gérard Collomb, cette même présidente est venue nous « proposer une solution » : confiner les camarades migrant.es. dans un gymnase excentré à Meyzieux pour une durée de 10 jours, avant d’être de nouveau jeté.e.s à la rue. Elle exige à ce titre que nous quittions les locaux de l’université vendredi, nous menaçant d’une intervention policière. Face à cette absence de véritable solution, nous n’avons d’autre choix que de maintenir l’occupation. Nous exigeons l’examen de toutes les demandes d’asiles ici, en France, ainsi qu’un logement pérenne et décent.

Nous appelons ainsi tous les étudiant.te.s, enseignant.e.s et personnels à se rassembler à 15h au campus de Bron (au forum, T2 arrêt Parilly université) pour renforcer l’occupation.

La solidarité est notre arme, ce n’est que tous ensemble que nous vaincrons !




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