L‘abattoir de porcs le plus grande de l‘Europe va ouvrir ses portes tôt à Binéfar (Huesca, Espagne). L’ouverture de ce centre d’exploitation va provoquer la mort de 32.000 animaux par jour et un gros désastre environnemental à la région qui va affecter aussi au réchauffement climatique au niveau mondial. En plus, le responsable du macro-projet, Piero, Pini, est actuellement emprisonné en Hongrie pour blanchiment d‘argent, fraude fiscale et exploitation laboral. Il y a une campagne qui lutte contre le projet et qui a besoin d‘aide national et international pour arrêter l‘ouverture. Nous faisons appel à tous les médias : journaux, télévision, radio, etc. On a besoin de vous pour faire écho à notre lutte. Nos camarades campent depuis des mois et ont subi des agressions physiques et verbales de la part de personnes appartenant à des partis politiques fascistes en Espagne. Nous voulons nous battre pour la vie des 32 000 animaux qui seront tués chaque jour et pour la qualité de l’air, du sol et de l’eau des habitants de la région. Nous avons besoin de votre aide. Merci de lire ce texte ci-joint et de parler de nous dans vos journaux, Tv, radios,

etc. :

˝Au mois de février 2019 plusieurs activistes pour la libération animale de tout l‘état qui avions lu à la presse des nouvelles sur des opacités dans le projet de construction du plus large abattoir de l‘Europe, on a commencé a coordonner des mobilisations contre l‘ouverture du centre d‘exploitation en plusieurs régions de l‘Espagne.

Cet abattoir était presque construit et est situé à Binéfar, Huesca (Espagne), une région très marquée par le secteur de l‘élevage, étant donné que l‘exploitation animale est sa principale source de revenus. Ce lieu va tuer 32.000 porcs par jour, 7.000.000 chaque année, et en plus d‘entraîner un brutal Holocauste animal, sera un désastre environnemental.

Le responsable de ce projet est Piero Pini, un homme d’affaires italien lié à la mafia et actuellement emprisonné en Hongrie pour blanchiment d’argent, fraude fiscale et irrégularités en matière de travail.

En plus de coordonner les mobilisations provinciales, un groupe de personnes inspirées par les luttes d’Arraijanal (Málaga), des ZADs (France) et de Hambach (Allemagne), nous avons décidé de camper devant l’abattoir, créant ainsi une opposition permanente à cet espace de mort, en plus d‘élever une voix contre l’exploitation des animaux.

Nous pensons qu’il est logique de parler de libération animale dans un endroit comme celui-ci, entouré d’abus et d’esclavage envers le reste des animaux. Il y a d’innombrables camions remplis d’animaux qui se rendent tous les jours aux abattoirs, et nombreuses fermes qui existent dans cette zone.

Pour ces raisons, une quinzaine de personnes venant de différents endroits de l’État espagnol avons décidé de commencer un camp de protestation le 9 mars 2019. Le lieu choisi est un parc public situé en face de l’abattoir et entouré de la voie rapide, de les voies ferrées et d’une route secondaire, ce qui nous permet de rendre visible le message que nous souhaitons transmettre.

Dès le début, un appel a été lancé à la presse pour nous interroger dans les médias locaux et certains médias d’État.

On a également commencé à réaliser un activisme de sensibilisation et d’approche à l’égard des habitants de Binéfar, avec la distribution de pamphlets, avec des « cubes of truth » et des dégustations de plats végétaliens et même avec une table ronde sur le véganisme.

Un très petit groupe de personnes a d’abord résisté, et au cours des premières semaines, la police a exercé des fortes pressions et les militants ont subi des attaques de la part des fascistes, qui apparaissent à la nuit intimidantes, insultantes et qui ont même lancé des pierres contre des véhicules et des gens qui campent.

Eldiario (https://www.eldiario.es/aragon/Denuncian-Binefar-Viva-Arriba-Espana_0_887512087.html) a raconté tout cela.

Les militants sont aussi constamment insultés par les travailleurs de l’abattoir et d’autres personnes de la zone consacrées à l’exploitation des animaux lorsqu’ils passent près de la route proche du camp.

Deux semaines après le début du camp, une manifestation s’est déroulée dans les rues du village contre l’abattoir, à laquelle a assisté un groupe de personnes qui après ont continué à visiter le camp.

Le 5 mars, le collectif Vegancha a organisé des journées dans le camp avec des conférences et des ateliers réunissant plus de 40 personnes. Après ces journées, une action a été menée à l’entrée de l’abattoir où le travail a été interrompu, réclamant son arrêt.

Au cours de cette période, des nombreux militants de différentes régions de l’État ont traversé le camp, et même des personnes d‘autres lieux d’Europe qui ont connu la campagne sur nos réseaux sociaux.

L’afflux de personnes a eu des intensités différentes et, à des moments donnés, le camp a été maintenu par un très petit groupe de personnes. Nous accordons quand même de l‘importance du camp, qui a été une formidable opportunité de tisser des réseaux d’amitié et de militantisme, ainsi qu‘un moyen d’unir la lutte antispéciste.

Le 25 mai, divers groupes et activistes antispécistes sont arrivés de Madrid, Barcelone, Huesca, Iruña, Málaga, Valladolid, Gérone, Teruel, Lleida, Valence, Gasteiz et des villes de la région. Nous nous sommes concentrés sur une marche annoncée par nos réseaux sociaux, cela s’est terminé aux portes de l’abattoir, où nous avons lu un manifeste exposant les raisons contre son ouverture et contre l’exploitation des autres animaux.

Pendant la marche, nous avons scandé des slogans tels que : « Libération animale », « Respect et liberté pour les animaux », « Cet abattoir, on va l‘arrêter », « Groupe Pini : Mafia et Exploitation », « Piero, Piero, je ne t’aime pas » ou « Les animaux ne sont pas nos esclaves », entre autres.

Après la marche, nous nous sommes rencontrés au camp et nous avons pu profiter d’un repas végétalien partagé et d’un espace de réunion pour se faire connaissance.

Les travaux de l‘abattoir sont assez avancés et on a peur de son imminente ouverture. Nous avons donc lancé un appel à l’aide aux niveaux national et européen afin de pouvoir mettre le centre d‘attention sur ce site et de réussir a l‘arrêter avant qu‘il commence a fonctionner.

Nous devons être plus nombreux et nous avons besoin de relais.

L’engagement de la couverture médiatique est également vital. Nous ne prétendons pas seulement que l’abattoir n’est jamais ouvert, nous souhaitons également créer un débat sur les relations que nous entretenons avec le reste des animaux et avec la Terre.˝

La campagne contre l’abattoir est divisée en trois axes : le camp, arrêté pour le moment depuis le 17 juin en raison des pressions de la police et du manque de soutien ; la voie de l’action directe et de l’activisme avec les habitants du village, et la voie légale. La dernière mentionné est le plus important, étant donné que le démarrage du projet sera un désastre tant sur le plan environnemental que sur le plan des travaux. Piero Pini, accusé plusieurs fois de fraude fiscale et d’exploitation de la main-d’œuvre, est en trains de réaliser un de ses macro-projets, dans lequel environ 1 600 travailleurs, tous pauvres ou migrants, travailleront dans des conditions précaires. Dans l’organisation de la campagne contre l‘abattoir, nous avons besoin d‘avocats spécialistes dans les domaines du travail et de l’environnement pour nous aider sans but lucratif. Des syndicats ou des associations environnementales peuvent nous aider aussi. En outre, aux niveaux national et international, chacun peut aider à la fermeture de l’abattoir en organisant des activités symboliques ou en campant devant le bâtiment. Les tests avec des animaux vivants vont commencer le prochain 1 juillet.

Nos réseaux sociaux :

Facebook : Stop Macromatadero de Binéfar

Instagram : Stopmacromataderob

Twitter : @MacromataderoNo


Article publié le 10 Juil 2019 sur Lepressoir-info.org