C’est un nouveau format que nous expérimentons cette semaine. Une interview vidéo fouillée et au long cours pour décortiquer un sujet qui nous tient à coeur.

Cette semaine, donc, nous avons interviewé La Parisienne Libérée, journaliste, chroniqueuse, chanteuse. Ce vendredi, elle publie son premier livre Le nucléaire, c’est fini aux éditions La Fabrique. C’est un travail magistral, qui réduit en miette la communication nucléaire et son silence organisé, sans pour autant tomber dans le catastrophisme et l’impuissance qui trop souvent l’accompagne. Mais nous vous laissons en juger…

En France, nous n’aimons rien tant que discuter de politique, de changements de régime, de nouvelles constitutions. Qu’un huluberlu surgisse et propose à l’attention publique sa petite réforme institutionnelle qui changera tout – le tirage au sort, le RIC ou on ne sait quelle nouvelle procédure décoiffante -, et l’on ne parle plus que de cela : du grotesque petit théâtre humain. C’est que gouvernants et gouvernés préfèrent en règle générale oublier ou faire oublier que leur liberté est contrainte, et qu’elle est notamment contrainte par une certaine configuration technique, et même technologique, du monde.

Parler de révolution, d’abolition de l’État ou même seulement de démocratie sans partir de l’évidence qu’il y a un énorme verrou sur la situation, et que ce verrou a la forme de 58 cheminées nucléaires, c’est se payer de mots. Si être un peu sérieux politiquement, c’est partir du fait que nos façons d’exister sont pour l’heure très largement configurées technologiquement, alors nous ne pouvions pas ne pas commencer par inviter la Parisienne Libérée, à l’occasion de la sortie de son livre, Le nucléaire c’est fini.



Article publié le 19 Sep 2019 sur Lundi.am