Mars 4, 2020
Par La Rotative (Tours)
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La Présidence, à la tête de laquelle se trouve Philippe Vendrix, par ailleurs accusé de harcèlement sexuel et moral depuis environ deux ans par trois de ses collègues, n’a visiblement pas l’intention de mettre des bâtons dans les roues de ces syndicats candidats. Pas un mot sur la violence de ces groupes. Pas un mot sur leur idées mortifères. Pas un mot sur leur homophobie, lesbophobie et transphobie répugnantes [1]. Pas un mot sur leur antiféminisme épouvantable [2]. Le néofascisme frappe à la porte de l’Université de Tours, et on leur ouvre grand.

Après s’être introduit violemment aux Tanneurs lors de l’occupation du site, en janvier dernier, La Cocarde étudiante, ainsi que l’UDET, seul soutien de la liste présentée par La Cocarde, s’invitent désormais aux élections universitaires (bien qu’ils aient visiblement choisi, cette fois, de laisser leurs barres de fer dans leurs bureaux…). L’Université de Tours, qui s’était félicitée d’avoir fait intervenir une centaine de CRS armés de fusils d’assauts pour évacuer le site occupé des Tanneurs il y a quelques semaines, ne s’indigne visiblement pas des candidatures portées à ses élections.

Derrière des projets attrayants (salles de sport, aménagement d’espaces verts, accès à la culture, partenariats internationaux…) et les grands sourires de ses militant.e.s, se cachent des mesures racistes (soutien du plan Bienvenue en France [3]), transphobes et lesbophobes (contre la PMA, la GPA, le mariage pour tous, les toilettes neutres), autoritaires et patriarcales, ainsi que des liens étroits avec certaines figures du Front National, de Génération Identitaire ou de l’Action Française.

Ces syndicats étudiants savent à qui ils s’adressent lorsqu’ils affichent en grand leur combat contre les blocages et les dégradations : aux étudiant.e.s en colère car leur fac porte les traces de la révolte contre la violence de l’Etat. C’est la stratégie historique de l’extrême-droite : se cacher derrière des mesures apparemment en faveur des dominés pour mieux les manipuler. Tout ceci n’est qu’un leurre : lutter contre la mobilisation étudiante de gauche (comme l’a fait le fondateur de l’UNI à la suite des évènements de mai 68), c’est lutter contre l’équité, contre la justice sociale, contre la solidarité.

Il est aujourd’hui indispensable, en tant qu’étudiant.e.s et citoyen.e.s, de faire entendre nos voix contre l’installation et la légitimation du néofascisme dans nos Universités, en refusant de laisser entrer l’extrême-droite et ses idées autoritaires, conservatrices et libérales dans notre quotidien.

Des jeunes colleuses féministes, qui emmerdent le Front National.




Source: Larotative.info