Suite au succès du film 120 battements par minutes, l’association de lutte contre le sida Act Up mise en lumière dans le film a vu le nombre de ses membres augmenter très rapidement. Mais la notoriété attire toute sorte d’individus, y compris certaines espèces d’idéologues en quête de plateformes pour diffuser leurs idées. C’est de ce genre de manœuvres dont s’est plaint Rémy Hamai en avril dernier suite à sa démission du poste de président de l’association. On pouvait le lire dénoncer « l’ »entrisme » de quelques militants politiques, venus notamment du Parti des Indigènes de la République »[1] et s’inquiéter de voir la même chose se produire « dans d’autres associations, dans d’autres collectifs, ou d’autres syndicats… […]Des associations féministes, notamment. »

L’entrée de militants et militantes du PIR dans des associations LGBT et féministes est d’autant plus troublant que, non contents de remettre au goût du jour la théorie des races et le relativisme culturel, leur parti est connu pour les sorties homophobes[2] et anti-féministes[3] de sa porte parole, Houria Bouteldja.

Un peu plus de 5 mois plus tard il semblerait que les allégations de Rémy Hamai se vérifient en partie avec la dernière sortie du Planning Familial 13 sur Facebook:

Outre le barbarisme que constitue la traduction littérale de « empower », nous découvrons que la modestie, qui se manifeste à travers le port du voile pour « certaines femmes » et donc le fait de se cacher du regard des autres, serait une vertu féministe qui aiderait la femme à s’émanciper.
Mais cette image d’une femme noire voilée qui s’émancipe en cachant ses cheveux est accolée à l’image d’une femme blanche qui s’émancipe en se montrant nue. La possibilité de montrer son corps est mise au même niveau que la nécessité de le cacher. Voilà la conception de la liberté et du féminisme du Planning Familial 13.

Le relativisme culturel et le rejet de l’universalisme ne sont pas l’apanage du PIR mais ces derniers en sont probablement les représentants les plus zélés, surtout lorsqu’il s’agit de prendre position en faveur de l’islamisme et du patriarcat « indigène ».
Espérons que l’avertissement de Rémy Hamai soit entendu et entraine une réelle prise de conscience dans le milieu associatif.

[1] https://www.lexpress.fr/actualite/crise-a-act-up-on-se-faisait-traiter-de-racistes_1997356.html

[2] https://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20160613.OBS2489/l-homophobie-est-elle-une-resistance-farouche-a-l-imperialisme-occidental.html

[3] https://blogs.mediapart.fr/melusine-2/blog/200616/bouteldja-ses-soeurs-et-nous