Novembre 14, 2019
Par Zones Subversives
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Gramsci reste un intellectuel souvent citĂ© qui a influencĂ© des intellectuels et des mouvements politiques. Mais peu se sont plongĂ© dans ses Ă©crits complexes et foisonnants. L’intellectuel communiste propose des pistes pour une stratĂ©gie de transformation sociale. 

DĂ©sormais, Antonio Gramsci est devenu une figure intellectuelle incontournable. Ce journaliste marxiste participe Ă  la vague rĂ©volutionnaire qui secoue l’Italie en 1919-1920. Il devient un dirigeant du PCI (Parti communiste italien). En 1926, il est emprisonnĂ© jusqu’à sa mort en 1937. Il rĂ©dige ses fameux Cahiers de prison. Il devient le symbole de la rĂ©sistance communiste au fascisme.

Les textes d’Antonio Gramsci sont redĂ©couverts dans les annĂ©es 1970. Chaque courant politique s’approprie ses textes. Les intellectuels insistent sur le « front culturel Â» dans la lutte des classes et le concept d’hĂ©gĂ©monie se popularise. Les rĂ©formistes privilĂ©gient « la guerre de position Â» et l’intĂ©gration aux institutions plutĂŽt que la « guerre de mouvement Â». En 1972, c’est sous la figure d’Antonio Gramsci que François Mitterrand justifie sa stratĂ©gie d’union de la gauche. MĂȘme l’extrĂȘme-droite, avec Alain de Benoist, reprend Ă  son compte la thĂ©orie du « pouvoir culturel Â».

A partir des annĂ©es 1980, la France subit la rĂ©action intellectuelle de l’antitotalitarisme qui vise Ă  discrĂ©diter sans nuance toute la pensĂ©e marxiste. Mais Antonio Gramsci devient une rĂ©fĂ©rence en sciences sociales dans les milieux universitaires anglo-saxons. Stuart Hall s’appuie sur les outils conceptuels gramsciens pour crĂ©er les Ă©tudes culturelles. Antonio Gramsci influence Ă©galement le domaine des Ă©tudes subalternes et mĂȘme la discipline des relations internationales avec Robert Cox. En AmĂ©rique latine, les analyses d’Antonio Gramsci sont Ă©galement influentes.

En France, le penseur italien fait un retour fracassant dans les annĂ©es 2010. L’influence de Gramsci dĂ©passe largement le monde acadĂ©mique. La gauche de François Ruffin souligne l’importance de la « bataille des idĂ©es Â» face aux prĂ©jugĂ©s nĂ©olibĂ©raux. La « dĂ©mocratie radicale Â», thĂ©orisĂ©e par les philosophes Ernesto Laclau et Chantal Mouffe, influence la crĂ©ation de la France insoumise comme de Podemos en Espagne. Mais la pensĂ©e de Gramsci est souvent rĂ©duite Ă  une sĂ©rie de formules creuses. Les universitaires George Hoare et Nathan Sperber proposent une Introduction Ă  Antonio Gramsci

 

                Introduction À Antonio Gramsci   de Hoare Georges  Format Poche   

 

Théoricien communiste

 

Antonio Gramsci n’est pas un universitaire. C’est avant tout un militant communiste et un journaliste. Ses Ă©crits s’inscrivent dans une rĂ©flexion stratĂ©gique. La thĂ©orie doit accompagner la pratique et l’intervention politique. Antonio Gramsci naĂźt en 1891 en Sardaigne. Il subit la misĂšre et la maladie. Il entre Ă  l’UniversitĂ© de Turin en 1911. Il adhĂšre au Parti socialiste italien (PSI) en 1912. A partir de 1915, il Ă©crit dans des journaux socialistes. Il est Ă©galement critique thĂ©Ăątral pour relier la culture et la politique. Il dĂ©veloppe un talent pour le dĂ©bat d’idĂ©es et la polĂ©mique.

La rĂ©volution russe de 1917 rĂ©vĂšle l’importance de la volontĂ© sociale et collective. Ce qui relativise le dĂ©terminisme Ă©conomique. AprĂšs la rĂ©volution spartakiste en Allemagne, l’Italie rentre en Ă©bullition en 1919 avec le biennio rosso. Les ouvriers et les ouvriĂšres font grĂšve, occupent leurs usines et veulent diriger la production eux-mĂȘmes. Des conseils ouvriers permettent une auto-organisation en dehors des partis et des syndicats. Gramsci Ă©crit dans L’Ordine Nuovo, qui se prĂ©sente comme le journal des conseils en lutte. Mais les Ă©lites industrielles du Nord parviennent Ă  Ă©craser cette rĂ©volte sociale qui se cantonne aux usines de Turin et Milan.

En 1921, Amadeo Bordigua crĂ©e le PCI. Il reste sur une ligne puriste et son dĂ©terminisme Ă©conomique dĂ©bouche vers l’inaction. En 1924, une nouvelle direction s’impose Ă  la tĂȘte du PCI. Mais ce parti ne prend pas en compte la menace fasciste. Gramsci Ă©crit ses Cahiers de prison Ă  partir de 1929. Mais ses Ă©crits subissent la censure et s’apparentent davantage Ă  des fragments qu’à une Ɠuvre cohĂ©rente.

 

Antonio Gramsci accorde une importance centrale Ă  la culture. Il se penche sur les productions culturelles des Ă©lites avec les arts, la littĂ©rature ou la philosophie. Mais il s’intĂ©resse Ă©galement Ă  la culture populaire des subalternes.

Gramsci Ă©voque le rĂŽle des intellectuels et de la classe d’encadrement. Ils forment une catĂ©gorie sociale qui se distingue des autres classes sociales. Mais Gramsci attaque l’idĂ©e selon laquelle les intellectuels expriment une pensĂ©e pure et indĂ©pendante. Il s’oppose au marxisme vulgaire qui considĂšre la vie intellectuelle comme un simple reflet de l’économie. Le monde des idĂ©es reste traversĂ© par des luttes et des conflits.

Les intellectuels organiques accompagnent une classe sociale Ă©mergente, la bourgeoisie ou le prolĂ©tariat. Ils deviennent les vĂ©ritables organisateurs de la sociĂ©tĂ©. Les intellectuels traditionnels dĂ©fendent l’ordre existant, Ă  l’image des hauts fonctionnaires mais aussi des petits bureaucrates locaux. L’intellectuel organique prolĂ©tarien n’est pas un simple thĂ©oricien mais surtout un organisateur pratique. Il lutte par le verbe mais aussi par l’action.

      Proletarian Power: The Turin Factory Councils 1919-1920

 

Stratégie politique

 

Antonio Gramsci reste un penseur de la stratĂ©gie politique. Il s’inspire Ă©videmment de Karl Marx, mais aussi de Nicolas Machiavel. Gramsci thĂ©orise la politique dans un contexte de bouillonnement contestataire. La rĂ©volution sociale semble imminente.

Gramsci distingue la sociĂ©tĂ© civile de la sociĂ©tĂ© politique. La sociĂ©tĂ© civile reste traversĂ©e par les luttes sociales et intellectuelles entre les diffĂ©rents groupes sociaux. La sociĂ©tĂ© civile repose sur le dĂ©bat et la contradiction tandis que la sociĂ©tĂ© politique s’appuie sur la contrainte et la domination. L’exercice de la force peut ĂȘtre de nature militaire, policiĂšre ou juridique-administrative. L’Etat maintient sa domination Ă  travers un appareil bureaucratique, mais aussi Ă  travers le consentement des gouvernĂ©s. Gramsci tente surtout de penser le changement social. La guerre de mouvement s’apparente Ă  une rĂ©volte spontanĂ©e et Ă  une « attaque frontale Â». La guerre de position, dans un cadre dĂ©mocratique, passe par les luttes culturelles et idĂ©ologiques.

Gramsci dĂ©finit le parti comme le reprĂ©sentant et l’organisateur d’une classe sociale. Au XXe siĂšcle, le systĂšme social en Occident repose sur une sociĂ©tĂ© civile organisĂ©e en intĂ©rĂȘts constituĂ©s. Gramsci tente de penser le rĂŽle du parti communiste. Il le dĂ©finit comme le « Prince moderne Â», en rĂ©fĂ©rence Ă  Machiavel. Ce n’est plus un individu mais un organisme social qui devient le Prince. Le parti doit crĂ©er une alliance entre diffĂ©rents groupes sociaux pour conduire la rĂ©volution prolĂ©tarienne.

« Le prolĂ©tariat peut devenir la classe dirigeante et dominante dans la mesure oĂč il pourra crĂ©er un systĂšme d’alliances de classes qui lui permettra de mobiliser la majoritĂ© de la population laborieuse contre le capitalisme et contre l’Etat bourgeois Â», propose Gramsci. Il dĂ©fend une stratĂ©gie d’alliance entre la classe ouvriĂšre italienne du Nord industriel et les masses rurales du Sud. Ensuite, le parti communiste doit remplacer l’Etat bourgeois. Gramsci dĂ©fend le modĂšle hiĂ©rarchisĂ©e entre les intellectuels dirigeants et les masses de militants.

Gramsci critique les Ă©cueils des diffĂ©rentes stratĂ©gies rĂ©volutionnaires. Une vision dĂ©terministe considĂšre la rĂ©volution prolĂ©tarienne comme inscrite dans les lois de l’Histoire. L’effondrement du capitalisme doit inĂ©luctablement provoquer une rĂ©volution. Les positions d’Amadeo Bordiga s’apparentent Ă  un Ă©conomisme mĂ©canique et fataliste. Cette vision dĂ©bouche vers un attentisme. Bordiga refuse de s’engager dans les combats du moment pour prĂ©server une forme de puretĂ© rĂ©volutionnaire.

Mais Gramsci critique Ă©galement le spontanĂ©isme qui glorifie le moment de l’action sans prendre en compte les contraintes imposĂ©es par les structures sociales. Il critique Rosa Luxemburg qui valorise la spontanĂ©itĂ© rĂ©volutionnaire. Gramsci insiste sur le travail d’organisation pour prĂ©parer la prise de pouvoir. Le spontanĂ©isme correspond Ă  la guerre de mouvement. Mais la guerre de position suppose une lente conquĂȘte du pouvoir. Une lutte pour la « persuasion permanente Â» doit permettre de former un bloc « national-populaire Â».

 

              Lot de 9 cartes du PCI Parti communiste italien annĂ©es 50 Italie guerre froide 2  

 

Idéologie et hégémonie

 

Antonio Gramsci accorde une importance Ă  l’idĂ©ologie qu’il considĂšre comme une pensĂ©e qui traverse tous les domaines de la vie. L’idĂ©ologie s’apparente Ă  « une conception du monde qui se manifeste implicitement dans l’art, dans le droit, dans l’activitĂ© Ă©conomique, dans tous les manifestations de la vie individuelle et collective Â», estime Gramsci. Il Ă©voque l’influence de la philosophie des LumiĂšres sur la RĂ©volution française. Il dĂ©crit Ă©galement le modĂšle de l’Eglise avec une thĂ©ologie construite depuis le clergĂ© qui se diffuse Ă  la masse des croyants. L’idĂ©ologie ouvre un terrain de lutte dans la culture. Les intellectuels organiques doivent alors investir tous les domaines de la pensĂ©e pour persuader la majoritĂ© de la population.

Gramsci propose une philosophie de la praxis. Il rejette Ă  la fois le matĂ©rialisme et l’idĂ©alisme. Il critique le matĂ©rialisme vulgaire incarnĂ© par Boukharine. Cette approche tente d’observer des lois de l’histoire et s’apparente Ă  une sociologie positiviste. La place de l’action humaine est rĂ©duite. Gramsci critique Ă©galement l’idĂ©alisme de penseurs comme Giovanni Gentile ou Benedetto Croce. Cette philosophie valorise l’acte individuel mais ne prend pas en compte l’environnement social du sujet. Gramsci considĂšre que les humains subissent des circonstances sociales mais qu’ils peuvent aussi les modifier. Sa philosophie de la praxis s’appuie sur l’histoire concrĂšte.

 

Antonio Gramsci reste le thĂ©oricien incontournable de l’hĂ©gĂ©monie. Ce concept permet de souligner les dimensions culturelles et morales de l’exercice du pouvoir politique. L’hĂ©gĂ©monie permet Ă  un groupe social d’entraĂźner d’autres catĂ©gories derriĂšre lui. Un pĂŽle dirigeant attire un pĂŽle auxiliaire. Il existe Ă©galement un pĂŽle passif et un pĂŽle ennemi. L’hĂ©gĂ©monie dĂ©signe la relation qu’entretient le pĂŽle dirigeant avec le pĂŽle auxiliaire.

Dans la RĂ©volution française l’hĂ©gĂ©monie du jacobinisme permet Ă  la bourgeoisie d’associer les classes populaires Ă  son projet. Les intellectuels organiques jouent un rĂŽle siĂšcle entre les deux groupes sociaux. Dans l’Italie du XXe siĂšcle, Gramsci estime que les intellectuels organiques communistes doivent convaincre les petits intellectuels traditionnels de l’Italie rurale pour rĂ©aliser une alliance avec la classe ouvriĂšre. Les petits bourgeois campagnards se situent entre les propriĂ©taires terriens et les paysans qui peuvent s’allier aux ouvriers.

L’hĂ©gĂ©monie de la bourgeoisie s’appuie Ă©galement sur les intellectuels. L’appareil d’hĂ©gĂ©monie repose sur la sociĂ©tĂ© politique avec l’administration, les tribunaux ou la police. Mais l’hĂ©gĂ©monie s’appuie aussi sur la sociĂ©tĂ© civile avec le systĂšme scolaire, la presse ou l’édition. Cette rĂ©flexion inspire Althusser et son concept d’appareils idĂ©ologiques d’Etat.

 

Portrait d’Antonio Gramsci par le graffeur Ozmo, dans les rues de Rome.

 

Marxisme hétérodoxe

 

George Hoare et Nathan Sperber proposent un livre de synthĂšse qui clarifie une pensĂ©e riche et complexe. Cette prĂ©sentation se rĂ©vĂšle indispensable avant de comprendre la prose obscure des Cahiers de prison. Surtout, George Hoare et Nathan Sperber apportent des clarifications indispensables face Ă  la rĂ©cupĂ©ration du penseur italien par les idĂ©ologues populistes de la France insoumise.

Gramsci reste un thĂ©oricien marxiste attachĂ© Ă  la lutte des classes. Il ne veut pas « construire un peuple Â» comme Laclau et Mouffe. Son analyse de la sociĂ©tĂ© distingue clairement diffĂ©rentes classes sociales loin de la bouillie idĂ©ologique autour du populaire ou du concept interclassiste de peuple. Gramsci n’est pas davantage un rĂ©formiste qui se contente d’une perspective de « dĂ©mocratie radicale Â». Il reste attachĂ© Ă  la perspective d’une rĂ©volution communiste. La politique ne se rĂ©duit pas Ă  des manƓuvres de communication Ă  partir d’une vulgaire sociologie Ă©lectorale.

George Hoare et Nathan Sperber mettent en avant l’importance de la rĂ©flexion de Gramsci pour la pĂ©riode actuelle. Le journaliste communiste n’est pas un philosophe qui se contente d’élaborer des concepts dĂ©connectĂ©s de la rĂ©alitĂ© de la lutte des classes. Ses Ă©pigones des Ă©tudes culturelles, subalternes ou postcoloniales reprennent des concepts mais pour en faire de fades discours universitaires qui ne permettent pas de fournir des outils de lutte.

Gramsci s’attache Ă  l’observation de l’histoire pour Ă©laborer ses concepts. Surtout, il propose une pensĂ©e stratĂ©gique. Ses Ă©crits ne visent pas Ă  faire le malin dans des colloques universitaires mais tentent de penser la rĂ©volution communiste. Comment transformer le monde reste la question centrale. L’approche historique de Gramsci permet Ă©galement d’éviter les Ă©cueils du marxisme vulgaire. Le penseur italien tente d’analyser les structures de la sociĂ©tĂ© capitaliste. Mais il s’oppose au dĂ©terminisme Ă©conomique. Il accorde une importance centrale Ă  l’action humaine. Il refuse l’activisme et l’idĂ©alisme, mais aussi le fatalisme.

 

NĂ©anmoins, la pensĂ©e de Gramsci comporte de sĂ©rieuses limites. Il reste influencĂ© par le modĂšle lĂ©niniste. Un parti d’avant-garde dirigĂ© par des intellectuels doit guider les masses vers la rĂ©volution. C’est sans doute une des causes du succĂšs de Gramsci jusque dans les milieux les plus douteux. L’intellectuel italien tente lĂ©gitimement de penser son propre rĂŽle dans le processus de transformation sociale. Depuis la cellule d’une prison, ses capacitĂ©s d’action restent limitĂ©es.

Gramsci ne cesse de valoriser l’importance des intellectuels dans la formation de la conscience de classe et dans la lutte pour l’hĂ©gĂ©monie. Mais ce sont davantage les luttes sociales qui permettent aux prolĂ©taires de s’auto-organiser, de rĂ©flĂ©chir et d’agir par eux-mĂȘmes. Les rĂ©voltes spontanĂ©es sont rarement guidĂ©es par des intellectuels et des partis. La rĂ©volution d’Octobre montre Ă©galement les dĂ©rives de la version autoritaire du socialisme des intellectuels.

Le concept de guerre de position semble connaĂźtre Ă©galement un certain succĂšs. MĂȘme si Gramsci ne rĂ©duit pas cette stratĂ©gie Ă  une action dans le cadre des institutions. La guerre de position  permet de penser l’activitĂ© communiste en dehors des grandes rĂ©voltes sociales, autant dire la plupart du temps. Il semble important de penser ces moments calmes. NĂ©anmoins, Gramsci n’évoque pas l’importance des luttes sociales, mĂȘme locales ou sectorielles. C’est dans les moments de grĂšves que peuvent se dĂ©velopper de nouvelles pratiques.

C’est aussi dans ces moments que la conscience de classe se dĂ©veloppe. Gramsci semble plus attachĂ© Ă  l’éducation traditionnelle plutĂŽt qu’à l’éducation par la lutte. Evidemment, dans les moments de lutte, les prolĂ©taires n’ont pas besoin d’intellectuels pour comprendre les enjeux stratĂ©giques. Ensuite, la guerre de position doit permettre d’engranger des forces avant un assaut contre le capitalisme. NĂ©anmoins, cette stratĂ©gie lente et progressive se confronte dĂ©sormais Ă  l’urgence sociale et Ă©cologiste. Il semble illusoire d’attendre la construction d’un mouvement de masse avant de sortir du capitalisme.

 

Source : George Hoare et Nathan Sperber, Introduction Ă  Antonio Gramsci, La DĂ©couverte, 2019 (1Ăšre Ă©dition en 2013)

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Georges Ubbiali, Compte-rendu publiĂ© sur le site de la revue Dissidences le 14 novembre 2013

David Bisson, Compte-rendu publiĂ© sur le site Liens Socio le 6 mars 2013

Robert Maggiori, Les clĂ©s de la cellule de Gramsci, publiĂ© dans le journal LibĂ©ration le 6 mars 2013

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Nathan Sperber, DĂ©couvrons Antonio Gramsci, publiĂ© sur le site de la revue Le Grand Continent

 

Franz Biberkopf, Classiques de la subversion : Gramsci, notre contemporain, publiĂ© sur le site de l’Union communiste libertaire le 5 mai 2012

Kevin Victoire, Repenser le socialisme avec Gramsci, publiĂ© sur le site de la revue Ballast le 18 novembre 2014

Razmig Keucheyan, Gramsci, une pensĂ©e devenue monde, publiĂ© dans le journal Le Monde diplomatique de fĂ©vrier 2012

Yohann Douet, Gramsci et le problĂšme du parti, publiĂ© sur le site de la revue Contretemps le 6 mars 2017

GaĂ«l Brustier, Pourquoi citent-ils tous Gramsci ?, publiĂ© sur le site Slate le 24 janvier 2017

Robert Maggiori, Il faut sauver Antonio Gramsci de ses ennemis, publiĂ© sur le site du journal LibĂ©ration le 2 aoĂ»t 2016

Lenny Benbara, Pourquoi Antonio Gramsci nous appelle Ă  la guerre de position, publiĂ© sur le site Le Vent Se LĂšve le 15 aoĂ»t 2018

Marie Lucas, Antonio Gramsci et ses ennemis, publiĂ© sur le site Le Vent Se LĂšve le 29 janvier 2018

Razmig Keucheyan, Antonio Gramsci. Vers une nouvelle culture socialiste, publiĂ© dans La Revue du projet n° 21 en novembre 2011

Jean-Marie Durand, Quel remĂšde Ă  la droitisation de la politique ?, publiĂ© dans le magazine Les Inrockuptibles le 6 mars 2013

Pia Bou Acar, Le journalisme de combat d’Antonio Gramsci, publiĂ© sur le site de la revue PHILITT le 5 octobre 2014

Julien Guerin, Antonio Gramsci : un penseur pour comprendre et transformer le monde, publiĂ© sur le site de l’École ÉmancipĂ©e le 16 novembre 2013




Source: Zones-subversives.com