Le Marché de Léon, organisé par l’association Chahut, se veut être un lieu et un moment convivial d’échange de savoir-faire, de réflexion et de fête. Pour cela, du jeudi 12 décembre au dimanche 15 décembre, des artisan.e.s, des comédien.ne.s, des musicien.ne.s et des militant.e.s se réunissent à Saint Jacques de la Lande, au Campement Dromesko, afin d’offrir au public la possibilité de découvrir des métiers, de s’interroger sur son rapport au travail, de s’émerveiller, de danser ; le tout à prix libre !
Concrètement, les après-midi du vendredi (16h – 19h30), du samedi et du dimanche, de 14h à 19h30, accueilleront des ateliers participatifs de couture, poterie, forge, menuiserie, création végétale, de matériel de jongle ou encore d’instruments de musique, sérigraphie, fabrication de cosmétique, et bien d’autres ! En soirée, et dès le jeudi, l’association Chahut proposera un bar, des repas vegans à base de produits bio et locaux, pour accompagner les différents spectacles ! Au programme : du théâtre, de la danse, des concerts.

L’objectif n’est plus d’acheter à la va-vite ses dernier cadeaux de Noël, mais d’apprendre au contact des différents matériaux et artisan.e.s engagé.e.s à faire par soi-même. Il sera possible de repartir avec de petits objets fabriqués sur place ou fabriqués par les artisan.e.s en amont.
Le Marché de Léon pose plusieurs réflexions : où se cache le travail dans notre société ? Et que cache-t-il ? Quels modèles, la période des fêtes cherche-t-elle à cristalliser ? Richesse ? Cadeaux revendus sur e-bay ? Foie-gras et Tonton raciste ?
Plus sérieusement, le Marché de Léon cherche à penser Noël, sa frénésie consumériste, pour proposer un vrai moment de convivialité, de sincérité, de rencontres et de partage qui fait chaud au cœur, en des temps qui peuvent être durs pour certain.es d’entre nous.

Le prix libre, c’est le prix qui est le plus juste à la fois pour la personne qui achète et pour la personne qui vend. Ça veut dire réfléchir à ce que vaut l’objet, le repas ou le spectacle, et à la valeur du travail et du savoir-faire. C’est s’interroger sur nos possibilités réelles de payer ou non, de donner plus en soutien au collectif qui organise l’événement, et de prendre le temps d’en discuter.
Car le prix libre c’est aussi une façon de travailler à la redistribution des richesses à son échelle : si je peux donner pour un jeu en bois plus que ce que l’artisan en souhaite, je permet à quelqu’un-e d’autre d’obtenir le même objet pour une somme inférieure si besoin.

Cette démarche est assurément politique, les aspirations sont bien souvent égalitaires et anti-capitaliste, en proposant une façon simple et directe de rendre plein de choses accessibles à tou.te.s : livres, bouffe, spectacles… Pousser la notion d’accessibilité dans nos événements pose un message clair : faire la fête, se rencontrer, réfléchir ensemble est un besoin fondamental de l’humain, et non un simple loisir, ou un luxe.)

Et si vous vous demandez comment il est possible de faire tout cela à prix libre et sans financement, la réponse est simple : il y a d’un côté des bénévoles qui croient au projet et qui s’y investissent énormément, de l’autre un public curieux, avide de mettre la main à la pâte et de faire vivre ce type d’alternative.

Du 12 au 15 décembre 2019

Au campement Dromesko à Saint Jacques de La Lande.

Plus d’infos sur www.chahut-collectif.fr

Contact chahut-collectif.fr


Article publié le 21 Nov 2019 sur Rennes-info.org