La direction départementale de la cohésion sociale (DDCS) a décidé de résoudre le problème du manque récurrent de solutions d’hébergement en fermant 25 places d’hébergement de nuit à compter du lundi 9 septembre. Au motif, merci pour le cynisme, qu’elles seront ré-ouvertes au moment du lancement du « plan hiver » !

Voilà qui va rassurer les familles jetées à la rue lundi matin. Les enfants iront à l’école pendant quel les parents, la boule au ventre, seront suspendus dès 15 heures aux réponses du 115 où les salarié-es, bien seul-es, devront faire face à toutes ces angoissantes questions : « Bonjour, famille… Où on dort ce soir ? Combien de nuits ? ».

Les donneurs d’ordre (DDCS, préfecture) n’ont cure de ces maltraitances infligées aux salarié-es et aux usagèr-es du 115. Eux, ils raisonnent en lignes budgétaires. Et leur projet politique s’accommode bien du maintien à la rue d’hommes, de femmes et d’enfants.

Au mois de juin 2019, le 115 a reçu 2 805 appels. 1 171 demandes d’hébergement se sont soldées par des refus.

Illustration : Andrew (CC BY-SA 2.0).


Article publié le 08 Sep 2019 sur Larotative.info