Novembre 22, 2022
Par Rebellyon
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Les collectifs DAL69 et La Guillotière n’est pas à vendre vous invite à une manifestation pour le droit au logement, pour la réquisition des bâtiments vides, contre la spéculation immobilière, contre les dérives des projets de rénovation urbaine, contre les charges élevées, contre les expulsions. RDV Place Gabriel Péri le 3/12 à 14h !

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Alors que des député.es de la majorité s’apprêtent à déposer une nouvelle loi anti-squat (le 28 Novembre), il est évident que la seule politique du logement actuelle est une politique de criminalisation et répressive. 

Pourtant, c’est une réelle crise du logement à laquelle nous faisons face indéniablement aggravée par la crise sanitaire et le contexte économique actuel qui voient les prix augmenter. A Lyon, les loyers ont augmenté de plus de 23% en cinq ans, une hausse largement supérieure à l’inflation. Nos salaires comme les aides sociales ne connaissent pourtant aucune hausse significative. Le logement des foyers les plus modestes de Lyon représente 50% de leurs revenus mensuels. 

De plus en plus de personnes sont concernées par les problèmes de logement liés à une augmentation de la précarité. 

Dès lors, aujourd’hui, 14.6 millions de personnes sont fragilisées par la crise du logement selon le rapport de la fondation Abbé Pierre. De plus en plus de ménages peinent à payer leur loyer, leur factures de gaz et d’électricité et vivent dans des logements insalubres, mal-isolés. 500.000 locataires sont en impayé de loyer et risquent une procédure d’expulsion. Ce constat est observé par le DAL (Droit au logement) 69, lors des permanences d’entraide et assemblées des mal-logé.es.

Tout cela, alors même que nous connaissons une saturation sans précédant du logement social et de l’hébergement. Sur la Métropole de Lyon plus de 3000 personnes sont sans-abris. Ce chiffre ne reflète pas pour autant la pluralité des formes de mal-logement : squats, bidonvilles, hébergement chez un tiers, marchands de sommeil… Ainsi, en 2021, 71 500 demandes d’hébergement enregistrées par la MVS [1] sont restées sans proposition. Les délais d’attente sont en moyenne de 18 mois pour accéder à l’hébergement d’urgence et il faudra en moyenne un an pour une famille à la rue avec accompagnement social pour accéder au logement social, et 5 ans pour les autres. Pourtant l’hébergement est un droit inconditionnel 

Avec une offre pour sept demandes dans le privé et une pour dix dans le parc social, les propriétaires ont la main mise sur nos conditions de vie. Face à ce constat, les pouvoirs publics répondent par des effets d’annonces médiatiques et des dispositifs incohérent et difficilement applicables. L’encadrement des loyers peine à avoir un effet concret sur la part du loyer dans les ménages et dans les faits il n’est que très peu appliqué par les propriétaires, le dispositif de gel des loyers reste largement insuffisant concernant la gestion des passoires thermiques, les services administratifs restent dans une grand inertie et au lieu de créer des places d’hébergements temporaires, le gouvernement se pose la question de leur suppression. 

A l’échelle de la planification urbaine, des projets de rénovation participent de la mise en tension du parc de logement parallèlement à une gentrification des quartiers en question. 

A la Guillotière, quartier historiquement populaire où se déroulera la manifestation, les loyers ont littéralement explosé ces dernières années. La gentrification à marche forcée passe notamment par cette hausse des loyers en général et la transformation des commerces, comme avec la mise en place d’un périmètre de préemption autour de la Place Gabriel Péri (Place du Pont) mis en place par la Mairie centrale, afin que cette dernière soit prioritaire sur les rachats de locaux en cas de vente, et ainsi pouvoir choisir quel type de commerce est digne ou non d’ouvrir à ses yeux. Quant à la hausse des loyers, cela passe notamment par une politique de spéculation immobilière renforcée, alimentée par le maintien de trop nombreux bâtiments, immeubles ou appartements vides. A la Guillotière comme ailleurs, des gens dorment dehors alors que des logements sont disponibles sous leurs yeux. Dans un quartier où la violence sociale, la précarité et la misère explosent, ces politiques sont insupportables.

Les pouvoir publics et les autres acteurs de l’immobilier s’inscrivent de plus en plus dans une dynamique de marchandisation et financiarisation du logement. 

Pourtant, il existe en France près de 3.1 million de logements vacants selon un étude de l’Insee de 2021, dont une grande majorité appartient aux pouvoirs publics qui ont la prérogative de l’hébergement et du logement. 

C’est pour dénoncer et visibiliser la pluralité du mal-logement que nous organisons une manifestation le samedi 3 décembre, à 14h au départ de la place Gabriel Péri (Place du Pont). 

Nous dénonçons : 

– La pratique de spéculation immobilière et la marchandisation du logement 

– Les politiques qui sont à la faveur des investisseurs

– Les dérives des projets de rénovation urbaine

– Les charges trop élevées

 

Nous demandons : 

 

- L’arrêt des expulsions

- La réquisition des bâtiments vides 

- La suppression de la proposition de loi anti-squat

- Le régularisation des sans-papiers permettant l’accès au logement 

- L’application de la loi SRU et l’augmentation du parc de logement social

- Une réelle politique d’encadrement des loyers

- La fin du harcèlement policiers des personnes à la rue, particulièrement dans le quartier de la Guillotière

 

Rejoignez-nous samedi 3 décembre à 14h, Place Gabriel Péri, 69003, Lyon

Parce que le logement nous concerne toutes et tous !!! 

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La Guill’ n’est pas à vendre : [email protected]

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Droit Au Logement 69 : [email protected]




Source: Rebellyon.info