Nous sommes 23,9 millions de français.es à posséder un Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS). En juin 2018, l’épargne placée sur ces livrets représentait 106 milliards d’euros.

Est-elle utilisée pour financer, comme son nom l’indique, le développement durable et la solidarité ? La réponse est non.

Le simple fait de placer de l’argent sur un LDDS peut contribuer au développement des énergies fossiles, responsables du dérèglement climatique et de la hausse avérée des températures.

Il y a là une tromperie gravissime qu’Attac veut mettre en lumière pour que les choses changent.

Le mécanisme de cette arnaque aux bons sentiments des français tient à l’opacité du processus et à l’absence de contrôle sur l’utilisation de ces 106 milliards d’euros.

Rien ne garantit que les banques commerciales qui collectent les fonds du LDDS utilisent cet argent pour financer des projets « durables et solidaire » et qu’elles ne financent pas les énergies fossiles.

Pourquoi ?

La Caisse des dépôts et consignations (CDC) centralise 60 % des 106 milliards d’euros du LDDS et les banques ont la possibilité de conserver jusqu’à 40% de l’épargne qu’elles collectent.

80% de l’argent géré par les banques est fléché vers le financement des PME, qu’elles aient des activités soutenables ou pas, 10% vers les travaux d’économies d’énergie dans les bâtiments anciens.

Il reste donc 10% de ces 106 milliards dont elles peuvent faire ce qu’elles veulent.

Rien ne garantit donc que 90% de l’argent du LDDS géré par les banques finance des projets contribuant effectivement à la transition énergétique ou à la réduction de l’empreinte climatique.

Cela entre en totale contradiction non seulement avec l’impératif climatique, mais aussi avec le label « développement durable et solidaire » vendu aux client·e·s .

Cela pourrait constituer une forme de publicité mensongère.

Pire, les banques et la CDC sont incapables de garantir que l’argent du LDDS n’alimente pas les 200 multinationales responsables de 90% des émissions de gaz à effet de serre, cause majeure des dérèglements climatiques.

Nous demandons

Attac et 350.org, initiateurs de la campagne « Pas Avec Notre Argent » exigent la transparence sur l’usage que la CDC et les banques font de l’argent de 23,9 millions de français.es

Ils veulent un changement de règlementation pour que l’argent du LDDS soit orienté vers des projets de développement durable et solidaire.

Ils veulent obtenir l’exclusion des 200 entreprises responsables de 90% des émissions de gaz à effet de serre, par une réglementation stricte et contraignante,

des portefeuilles financés par l’épargne du LDDS.

L’objectif de la campagne #PasAvecNotreArgent est d’empêcher que des milliards d’euros aillent vers des industries toxiques pour le climat et qu’ils soient orienté vers un pôle bancaire public écologique et solidaire.

Que faire ?

Dès maintenant, chaque citoyen peut agir individuellement et collectivement :

· signer et relayer la pétition « L’argent du Livret de Développement Durable et Solidaire ne doit plus financer la destruction du climat ! »,

· interpeller son banquier via Internet ou dans son agence,

· participer à des actions symboliques.

Campagne Attac Pays d’Aix

C’est dans ce but qu’Attac Pays d’Aix se mobilise pour attirer l’attention du grand public et l’informer de l’arnaque au LDDS.

Cette campagne d’information et de sensibilisation aura lieu pendant deux journées.

Samedi 24 novembre et mercredi 28 novembre place Jeanne d’Arc (Rotonde) à Aix-en-Provence, de 15 à 17 heures

Au programme : stand d’information, test d’ophtalmologie, théâtre de rue, musique, porteurs de parole etc.…

Ces journées seront suivies en décembre, en même temps que la COP 24, par des actions de désobéissance civile spectaculaires dans les Bouches-du-Rhône et partout en France.

Nous vous remercions de bien vouloir informer vos lecteurs, auditeurs et téléspectateurs et nous vous donnons rendez-vous les 24 et 28 novembre.

https://france.attac.org/se-mobiliser/pasavecnotreargent/article/kit-de-ressource-pour-mener-des-actions-ldds

Source: http://www.millebabords.org/spip.php?article32384 -