La prison

Pointe de l’iceberg de la morale punitive et autoritaire des structures de pouvoir en place, l’univers carcéral englobe un large panel d’oppression. L’Etat enlève à la personne incarcérée sa liberté physique, son entourage, son pouvoir sur l’usage de son temps et la retire de son environnement social. La prison est toujours une mesure d’isolement, brisant des tissus sociaux, familiaux, affinitaires, amoureux, etc.

Depuis l’extérieur, il existe plusieurs moyens de se solidariser avec celles et ceux subissant l’enfermement :

  • D’abord, en soutenant les luttes carcérales menée par les prisonniers et prisonnières en portant leurs revendications vers le monde extérieur, en servant de caisse de résonnance à ces mouvements.
  • En s’oppossant à la logique même de la justice autoritaire et carcérale dans notre quotidien. En bloquant et sabotant le bon déroulement des mécanismes et institutions judiciaires mais aussi en pensant, imaginant et développant d’autres manières de procéder en cas de conflits que celles de la justice d’Etat
  • En brisant l’isolement dans lequel sont confiné-e-s les prisonniers et prisonnières à l’aide de visites et de lettres par exemple. L’isolement carcéral est l’un des aspects les plus violent de la prison. Isolement face à l’environnement social passé, face au monde qui continue à évoluer à l’extérieur et face aux liens sociaux qui sont sources de renouvellement, de partage, de création, d’imaginaire,..etc.

Et c’est sur ce dernier point qu’entre en jeu le thème qui nous intéresse aujourd’hui : Le jeu de rôle épistolaire …

Par Rebellyon,

Source: http://rebellyon.info/Le-jeu-de-role-a-l-assaut-de-l-enfer-19726