Juin 4, 2022
Par Nantes Révoltée
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Un tir de Taser combiné à un tir de gaz ont enflammé un jeune homme


Les faits ont eu lieu dimanche 29 mai au Havre et viennent d’être révélés par le journal Le Parisien. Lors d’un contrôle de la police municipale dans la ville, vers 7h du matin, une altercation aurait éclaté. Les policiers disent qu’un jeune aurait frappé un agent au visage. En réponse, deux policiers ont utilisé leurs armes : une gazeuse lacrymogène pour l’un, un taser, pistolet électrique pour l’autre.

C’est extrêmement dangereux. Le gaz qui sort de ces bombes, en plus d’être très urticant et incapacitant, est hautement inflammable et peut prendre feu au contact d’une source de chaleur ou d’une étincelle. L’adolescent de 17 ans visé a donc littéralement pris feu, ses vêtements se sont enflammés, et il a été gravement brûlé au torse et au visage. Il est actuellement hospitalisé au CHU de Rouen. Le policier a obtenu quatre jours d’interruption temporaire de travail.

Cette affaire montre qu’aucune arme de la police n’est anodine. Du gaz lacrymogène peut provoquer une détresse respiratoire, abîmer les yeux, brûler gravement la peau. Un taser peut électrocuter, et plusieurs personnes ont subi des arrêtes cardiaques en France suite à l’usage de cette arme qui s’apparente à un outil de torture. La combinaison de cet arsenal peut provoquer des dommages encore plus terribles.

Et ces armes sont confiées de plus en plus largement, à des unités toujours plus inexpérimentées. Par exemple la police municipale. À Nantes aussi, la mairie socialiste a distribué des taser et des gazeuses à sa police.




Source: Nantes-revoltee.com