Septembre 13, 2016
Par Rebellyon
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La traque des familles sans abri du jardin des chartreux continue.

Après le harcèlement par la police municipale [1], la fermeture des bains douche du 1er arrondissement [2] obligeant ces familles et tant d’autres à se rendre jusqu’à Gerland, suite à la fermeture des fontaines du jardin [3] cet été, en pleine canicule, Collomb ne lâche pas l’affaire. Ainsi, il y a quelques jours, Gérard a exigé que soit annulée une réunion devant se tenir à la Maison du Rhône (les MDR sont notamment censées concourir “au maintien et à l’accès au logement des ménages en situation précaire”) au sujet de ces familles.

On imagine l’état de confusion qui a pu régner au sein de la MDR après le coup de fil du Grand Lyon : “ouais les gens vous ferez pas votre boulot, c’est la hiérarchie qui vous le dit, donc cette réunion au sujet des roms vous l’annulez et puis c’est tout !”…

En clair, Collomb fait comprendre aux services sociaux que la recherche de solutions ne se fera pas. S’imagine t-il qu’en empêchant ainsi le travail des travailleurs et travailleuses sociaux la situation des familles s’aggravera encore plus (enfin comment peut-elle être pire ?) ? Ou bien souhaite-t-il, selon son argumentaire politicard, contribuer à empêcher “l’appel d’air” que des solutions d’hébergement proposées à des familles Roms tendraient à créer ? (à ce propos : [4]) ? Ou bien est-ce une réponse malsaine à la mairie du premier, qui a participé à alerter (par la médiatisation des coupures d’eau des fontaines du jardin [5]) sur la grande précarité de ces personnes et donc à accélérer leur prise en charge ?

On pourrait penser qu’avec la campagne de son poto Macron, Collomb aurait eu d’autres chats à fouetter, faut croire que non. Il faut donc saluer la ténacité du maire-sénateur à s’acharner sur les plus précaires, à défaut de vouloir combattre la précarité (ouais enfin faut pas trop en demander non plus…).




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