Avril 22, 2022
Par Rebellyon
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Ceci est un billet d’humeur noire, créé par une colère noire, dans un monde trop sombre pour être encore supporté.

Avec le concours des auteurs de BD du festival d’Angoulème !

Le fascisme, ce truc tantôt rampant et s’incarnant en des pratiques d’êtres qu’on aurait cru, jadis, ne pas en relever tout à fait, et tantôt franc du collier et s’incarnant en un Z qui ne veut nullement dire Zorro, c’est l’inégalité des races.

C’est le racisme, donc.

Mais c’est aussi le culte de la force : « ce sont les plus forts qui doivent survivre et dominer », et s’ensuivent des citations, parfois un peu déformées, d’un Charles Darwin plus ou moins consentant. Parfois plutôt moins que plus. Mais pas non plus protestant vigoureusement à cette utilisation dévoyée de ses théorisations scientifiques.

Le fascisme, c’est donc le racisme, mais aussi cette autre horreur, qu’on a nommé le « darwinisme social ».

C’est pourquoi, dans cet entre-deux tours nauséabond, je salue les auteurs de BD signataires de la prise de position ci-dessous : Festival littéraire ou cluster : “La pandémie n’est pas terminée”

Quant à une qui n’est pas fasciste, pas d’extrême droite, et tout à fait présidentiable (du moins, tout cela, c’est ce que la rumeur rapporte…), voici sa prise de position sur le sujet :Échange tendu entre Marine Le Pen et un médecin sur la vaccination des enfants contre le Covid-19

Combien de parents immunodéprimés exposés au risque viral et donc, pour eux, encore très létal, du simple fait qu’ils ont des enfants actuellement, dans ce contexte nauséabond où l’on postule qu’aucun enfant n’a souffert suite à une contamination ? Et pour les enfants eux-mêmes, le covid ne serait qu’un rhume ? Le covid long pédiatrique ? Connaît pas. Le PIMS covid ? Connaît pas, c’est pour les faibles. La proportion d’orphelins du covid en Seine Saint Denis ?

Elle s’en fout. Et elle n’est pas la seule.

Les pauvres, ils peuvent crever. Les immigrés, ils peuvent crever. Les faibles, ils peuvent crever.

Sauf pour les auteurs de BD signataires de la prise de position ici mise en lien, et que je peux donc remercier pour leur acte de lutte anti darwinisme social concret et contemporain.

Putain, deux ans de violence envers nos vies de “faibles” car “porteurs de comorbidités” ou “vieux destinés à mourir d’façon” et ça ne s’arrête pas, et au milieu des « réintégrez les soignants non vaccinés », « moi président, j’emmerde les non vaccinés », « non au pass non au masque oui à ma liberté de contaminer autrui en lui crachant – sans jeu de mot – dessus », cette prise de position humaniste.

Putain. Humaniste. Le mot qui avait disparu. Le mot que je cherchais.

Le concept oublié de la novlangue dominante du monde d’après, monde d’après qui est aussi le monde du “pendant” : « libertay, libertay… », ou quand la liberté de cracher sur la gueule du présumé faible par le présumé fort, c’est la perdition de l’humanité.

Force et honneur aux auteurs de BD humanistes, parce que la force et l’honneur, ce n’est pas le monopole des sympathisants de Francis Lalanne. Il en faut de la force, et de l’honneur, pour exiger les mesures que demandent ces auteurs de BD, aujourd’hui.

Durant cet entre deux tours mortifère, qui suit et précède tant d’autres moments mortifères.

Le fascisme, c’est la gangrène, on l’élimine, ou on en crève.

Mais c’est d’abord un état d’esprit et une manière de considérer autrui, qui se propage dans toute la société. Comme la gangrène dans le corps, à l’insu et contre ce dernier. Aboutissant à sa destruction.

Sophie

Non au pass, oui au masque, oui à la levée des brevets sur les vaccins et à l’entraide face au covid.

Parce que l’entraide, c’est un facteur de l’évolution. Chiches pour les travaux pratiques.




Source: Rebellyon.info