Le dénommé Patlotch se prétend communiste ; il ne l’est pas, aucunement. Le communisme soutient que l’histoire du monde est celle de la lutte de classe, et que toute opposition qui n’est pas fondée sur la base des rapports de production est une fausse opposition, en tout cas pas de celles qui entraînent un processus révolutionnaire.

Jamais nulle part Patlotch ne met en avant l’opposition fondamentale que l’on trouve dans le capitalisme : celle entre Capital et Travail. Il oppose quant à lui sa notion de « décolonialisme » qui ne veut sur le fond strictement rien dire et qu’il est bien incapable d’expliciter clairement, où que ce soit sur le blog où il s’écoute écrire.

Le PIR est un parti parfaitement réactionnaire, raciste – puisqu’il considère que la principale différence entre les gens est leur couleur de peau et leur origine géographique -, nationaliste et xénophobe, et j’ajouterais propagateur des illusions religieuses et de doctrines parfaitement misogynes. En bref : un groupe politique dont la fonction dans l’appareil politique capitaliste est de diviser les prolétaires entre « Blancs » – c’est bien la terminologie qu’il utilise, non ? – et « racisés ». Une division parfaitement mensongère et surtout très utile à l’État capitaliste !

Quand on lit le fastidieux commentaire de Patlotch, la seule chose qu’on peut en tirer est qu’il se définit par la NÉGATIVE : je suis contre les « communisateurs » et contre les positions non-communistes du PIR. À ce titre, et en tant que marxiste, je peux lui répondre que la réponse est dans la question : si le PIR a des positions « foncièrement non-communistes », c’est que c’est un Parti bourgeois, et rien d’autre, et c’est bien son idéologie toute entière qui est bourgeoise !

Quant à sa « solidarité avec les prolétaires palestiniens », elle commence par ne pas leur laisser la moindre illusion sur le fait que la victoire du nationalisme palestinien leur apporterait quoi que ce soit de positif ! La solidarité prolétarienne commence – et c’est la Troisième Internationale qui le disait à ses débuts – par expliquer que les tâches des prolétaires sont PARTOUT DANS LE MONDE les mêmes : le renversement du capitalisme, de la bourgeoisie, de son État et de tout ce qui lui permet de régner, syndicats, partis politiques, police, armée, etc. À ce titre, les prolétaires en Palestine doivent comprendre que la seule chose qui leur permettra de sortir de leur condition est l’unité avec les prolétaires israéliens CONTRE la politique de guerre menée par les bourgeois israéliens comme par le Hamas et l’OLP ! C’est ça la solidarité prolétarienne, et rien d’autre ! Et à ce titre, le Hamas est tout autant l’ennemi des prolétaires palestiniens que l’État capitaliste d’Israël !

Le « décolonialisme » n’est donc sur le fond qu’une resucée du réformisme nationaliste bon teint, qui nous dit partout la même chose : allez voter, et laissez-nous faire, nous pouvons améliorer votre condition d’exploités au sein du capitalisme. C’est un mensonge et rien d’autre