De la France au Canada, et jusqu’en Iran, le voile islamique galvanise les passions et nourrit des débats foisonnants tant sur le plan politique qu’esthétique et religieux. Il oppose généralement les partisans de la laïcité et d’un féminisme universel, qui le cantonnent à un signe de sujétion des femmes à l’ordre patriarcal, à certains musulmans pour qui il relève d’un acte de foi et d’une allégeance à Dieu. Néanmoins, et malgré les contraintes, voire la répression, des jeunes femmes ont commencé à l’arborer de leur plein gré au début des années 2000 comme d’autres l’ont fait en France, en Allemagne, en Grande-Bretagne, au Canada ou ailleurs… et continuent à le faire aujourd’hui.

De quoi ce voilement est-il le nom ? À partir d’une enquête ethnologique, Meryem Sellami propose de rendre compte des logiques internes du voilement. L’objectif de son enquête était de déconstruire la perception stéréotypée du corps voilé, intrinsèquement liée à l’image archétypale de la femme orientale soumise, à travers les discours des jeunes filles qui ont choisi délibérément de l’adopter alors qu’elles étaient a priori « libres » de ne pas le faire.

En partenariat avec le Centre social Mer et colline.


Article publié le 10 Mar 2020 sur Millebabords.org