Le COPWATCHING doit renaître de ses cendres !

Publié le 22 juin 2020 | Mise à jour le 25 juin |

Remember, remember…

En décembre 2010, un réseau anarchiste actif sur Paris, Lille et Calais, publiait sur Indymedia Paris un premier article annonçant la création d’une équipe de copwatching, avec le slogan : « Nous filmerons et identifierons les flics parisiens un par un. Que la peur change de camp ».

(Un article initialement publié sur Désarmons-les ! et relayé par Paris Luttes.)

En septembre 2011, le même collectif lançait COPWATCH NORD-IDF, une plate-forme en ligne permettant de mettre en lumière le fonctionnement et les violences de l’institution policière : https://copwatchnord-idf.org/

Le 20 septembre, les profils de plus de 400 policiers étaient rendus publics, avec des mentions spéciales pour les plus zélés ou ceux ayant des affinités affirmées pour l’extrême-droite. Dans les semaines et mois qui ont suivi, le collectif a publié chaque semaine des compte-rendus sans concession sur le harcèlement raciste et les violences à l’encontre des biffins du marché libre de Barbès.

Les syndicats policiers, Alliance en tête, ne s’étaient pas fait attendre, criant au loup et appelant les policiers à prendre une série de mesures pour se protéger sur les réseaux sociaux. Ils ont évidemment aussitôt porté plainte contre le site.

Une dizaine de site miroirs avaient été créés par des soutiens, parmi lesquels des hackers du réseau Anonymous. L’hébergement du site principal avait été permis par les serveurs radicaux de Riseup, qui ont prouvé leur fiabilité en envoyant une fin de non recevoir aux requêtes du gouvernement français. Mais disons-le clairement : les services informatiques du ministère de l’Intérieur étant particulièrement nuls, il n’a jamais été possible d’identifier leurs auteurs derrière le site internet.


Article publié le 30 Juin 2020 sur Iaata.info