DĂ©cembre 21, 2020
Par Paris Luttes
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Le compagnon Errol a Ă©tĂ© enlevĂ© par la police grecque trĂšs tĂŽt ce matin (19/12) depuis sa cellule d’isolement, au camp de dĂ©tention d’Amygdaleza. Ils l’ont mis dans un camion de transfert pour prisonnier.Ăšre.s, menottĂ©, en prĂ©textant qu’ils l’emmenaient Ă  l’hĂŽpital pour faire un test Covid afin de mettre fin Ă  sa pĂ©riode d’isolement. Un mensonge Ă©hontĂ© de toute Ă©vidence, puisqu’il Ă©tait, en rĂ©alitĂ© menĂ© directement Ă  l’aĂ©roport. LĂ -bas l’attendait une unitĂ© de flics anti-terroristes (uniforme tout noir, cagoule intĂ©grale, gros flingues Ă  la ceinture) qui l’ont violemment escortĂ©, si ce n’est traĂźnĂ©, Ă  l’intĂ©rieur de l’avion, aprĂšs lui avoir Ă©galement menottĂ© les pieds. Il a rĂ©sistĂ© autant qu’il pouvait, avant et pendant, criant pour alerter les passager.Ăšre.s, mais il Ă©tait dĂ©jĂ  trop tard et aucun d’elleux n’a esquissĂ© le moindre mouvement.

Ni son avocat ni aucun de ses proches n’avaient Ă©tĂ© mis au courant de la dĂ©portation.

4 flics en civil spĂ©cialisĂ©s dans les expulsions ont voyagĂ© avec lui sur un vol rĂ©gulier d’Aegean Airline et l’ont remis Ă  la PAF (Police Aux FrontiĂšres) une fois arrivĂ©s Ă  Paris. Les flics de l’aĂ©roport lui ont posĂ© quelques questions mais il a gardĂ© le silence. Ils lui ont dit qu’ils n’avaient jamais vu une telle procĂ©dure, avec absence de communication avec les avocats ou la famille, mĂȘme pour des cas de terroristes.

Un texte sera prochainement publié de la part du compagnon.

Qu’à la violence rĂ©ponde la violence,

Feu a la sociĂ©tĂ©-prison, ses frontiĂšres et sa justice !

Des compagnon.nes d’Athùnes




Source: Paris-luttes.info