Novembre 30, 2020
Par Demain Le Grand Soir
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Cette dissolution n’est donc pas l’acte du MinistĂšre de l’IntĂ©rieur mais du CCIF lui-mĂȘme. Il a dĂ©cidĂ© de devancer l’État, de se saborder, s’auto-dissoudre, plutĂŽt que de se battre sur le plan judiciaire. Ce choix est surprenant pour une association islamiste qui avait justement pour crĂ©neau l’instrumentalisation de la justice. Le juridique est son domaine, la lutte pour “dĂ©fendre les musulmans” sa raison d’ĂȘtre. Faire le choix d’abandonner avant mĂȘme de s’ĂȘtre dĂ©fendu devant les tribunaux montre qu’il y avait bien matiĂšre Ă  dissolution. Afin d’éviter que la justice confirme lĂ©galement la dangerositĂ© de cette association, elle a optĂ© pour le “suicide assistĂ©”. C’était, pour elle, la meilleure issue de secours pour tenter de sortir grandie d’une situation intenable.

Afin d’éviter que la justice confirme lĂ©galement la dangerositĂ© de cette association, elle a optĂ© pour le “suicide assistĂ©”.

Mais le rĂ©sultat est lĂ  : le CCIF est dissout, enfin. Quatre ans, cela fait quatre que j’alerte sur cette association d’extrĂȘme droite religieuse qui voulait montrer une vitrine de “dĂ©fense des droits de l’Homme”. Quatre ans que j’écris des articles pour rĂ©vĂ©ler des sources, analyser les discours et les positions du CCIF, pour informer et alerter mes concitoyens et nos reprĂ©sentants politiques. Je ne vais pas les rappeler ici. Pour les (re)lire, vous pouvez vous reporter Ă  la rubrique “CCIF” en cliquant sur l’onglet “Dossiers” de mon site. D’autres aussi ont dĂ©voilĂ© des Ă©lĂ©ments sur cette association, ont alertĂ© sur sa dangerositĂ©. Toutes ces alertes avaient peu d’écho. Il aura fallu la dĂ©capitation d’un enseignant pour enfin ĂȘtre entendu sur le fait que l’islamisme politique, avec la complicitĂ© d’une frange de la gauche, a installĂ© un terreau anxiogĂšne, politico victimaire, dans lequel baignent tous les acteurs de cette tragĂ©die. Le CCIF en est le fer de lance.

Cette association est donc dissoute. Mais rien n’aurait Ă©tĂ© possible sans Marwan Muhammad. Sans lui, le CCIF serait toujours actif. C’est donc lui que nous devons remercier en premier.

Marwan Muhammad a permis la dissolution du CCIF

Avant qu’il n’en devienne porte-parole puis directeur, l’association avançait “pĂ©pĂšre”. Elle diluait son idĂ©ologie politico-religieuse tranquillement, sous les radars. Mais Marwan Muhammad a voulu passer Ă  la vitesse supĂ©rieure. Il a su faire d’un collectif aux mĂ©thodes artisanales, une association organisĂ©e. Il a su construire une vitrine Ă  l’apparence sĂ©rieuse et professionnelle. Et, a priori, nous pouvions croire que c’était une rĂ©ussite. Le problĂšme est la personnalitĂ© mĂȘme de M. Muhammad. Sanguin, agressif, narcissique, clivant, cherchant toujours le clash et la punchline, avec un fort dĂ©sir d’ĂȘtre reconnu comme porte-parole de tous les musulmans, il montrait un peu trop souvent l’arriĂšre-cour islamiste du CCIF. C’est plus fort que lui. Peu cultivĂ©, il ne pouvait que rĂ©pĂ©ter ce que ses rĂ©fĂ©rences religieuses lui ont appris, comme Tariq Ramadan par exemple, et ce qu’il pouvait lire ici ou lĂ  pour lancer des phrases toutes faites sur l’antiracisme et la lutte contre les discriminations.

Son cĂŽtĂ© provocateur et clivant, Ă  la fois dans le ton et les mots, ont fortement contribuĂ© Ă  mieux identifier ce qu’est le CCIF. Personnellement, je me suis penchĂ© sur cette association, que je connaissais dĂ©jĂ , Ă  l’étĂ© 2016. Marwan Muhammad fit irruption sur le devant de la scĂšne, au nom du CCIF, pour dĂ©fendre le sexisme islamiste du burqini sur les plages. Ses propos Ă©taient d’une incroyable faiblesse argumentaire mais comblĂ©e par une attitude agressive et offensive. En face, il n’y avait personne pour lui porter une contradiction crĂ©dible. Par exemple, beaucoup invoquaient la laĂŻcitĂ© pour dĂ©noncer la prĂ©sence des burqinis sur les plages. Ce qui Ă©tait totalement ridicule et hors sujet.

Son cĂŽtĂ© provocateur et clivant, Ă  la fois dans le ton et les mots, ont fortement contribuĂ© Ă  mieux identifier ce qu’est le CCIF.

Marwan Muhammad Ă©tait donc en roue libre dans les mĂ©dias. Il a su rallier les plus complaisants et les identitaires musulmans. Il a su aussi effrayer une partie de la population qui vit pour seule solution d’aller se lover dans les bras du Front National et plus largement de l’extrĂȘme droite nationaliste. Cet Ă©tĂ©-lĂ , le CCIF a dĂ©voilĂ© au grand jour sa stratĂ©gie de clivage de la sociĂ©tĂ©, pour permettre une meilleure victimisation des musulmans en les assignant tous Ă  la solidaritĂ© islamiste. C’est lĂ  que j’ai dĂ©cidĂ© de mobiliser mes connaissances pour les partager au plus grand nombre, afin d’alerter sur des phrases et des mots clĂ©s Ă  l’apparence anodine qu’il prononçait, noyĂ©s dans d’autres propos plus consensuels pour endormir les naĂŻfs. C’était, et cela restera, sa marque de fabrique. Il a Ă©tĂ©, pour moi, une piqure de rappel de la menace que reprĂ©sente l’islamisme politique en France. Sans Marwan Muhammad, je n’aurais peut-ĂȘtre jamais pris la plume, ou bien l’aurais-je fait beaucoup plus tard. Alors je me suis mis Ă  Ă©crire, Ă  publier des articles, encore et encore. Marwan Muhammad figurait dans l’écrasante majoritĂ© des documents Ă©crits et audiovisuels que j’ai dĂ©couverts par la suite sur le CCIF. D’autres avaient aussi trouvĂ© d’autres sources, avec souvent M. Muhammad comme acteur. Ses propos, qui ne sont pour la plupart qu’une transmission de ce que lui ont appris ses aĂźnĂ©s islamistes, ont Ă©tĂ© une source quasi inĂ©puisable qui m’a servi de support pĂ©dagogique pour expliquer de façon didactique la stratĂ©gie de l’islamisme politique.

Mais pour une personne qui se mobilise pour lutter contre l’islamisme avec les outils de l’universalisme, de la laĂŻcitĂ© et d’un islam Ă©clairĂ©, combien ont fait le choix de glisser vers l’extrĂȘme droite nationaliste suite aux frasques de Marwan Muhammad ? Par sa construction d’une image effrayante de l’islam, il est le premier contributeur au dĂ©veloppement de la peur de cette religion (dĂ©finition de “l’islamophobie”). A travers le CCIF qui prĂ©tend lutter contre, il est ce qu’on appelle un pompier-pyromane. Il a passĂ© toutes ces annĂ©es Ă  cultiver un islam identitaire et revendicatif, Ă  tenter de dresser les Français les uns contre les autres, Ă  opposer les musulmans (assignĂ©s Ă  la frange extrĂ©miste de l’islam) aux non-musulmans, Ă  instiller un climat anxiogĂšne oĂč les musulmans sont prĂ©sentĂ©s comme d’éternels persĂ©cutĂ©s dans une France qui aurait “un problĂšme avec les musulmans”, tels les Juifs persĂ©cutĂ©s dans l’Allemagne des annĂ©es 30.

Par sa construction d’une image effrayante de l’islam, il est le premier contributeur au dĂ©veloppement de la peur de cette religion (dĂ©finition de “l’islamophobie”).

MalgrĂ© ses propos racistes, totalitaires, teintĂ©es d’un patriarcat digne du 19e siĂšcle, malgrĂ© son attitude nĂ©gative pour l’association par son plaisir Ă  crĂ©er des clashs, le CCIF ne l’a jamais Ă©cartĂ©. Au contraire, il a Ă©tĂ© promu porte-parole puis directeur. Cela montrait qu’il correspondait parfaitement Ă  la philosophie du CCIF. MĂȘme dans la tourmente suite Ă  l’attentat Ă  Conflans Sainte-Honorine, alors qu’il n’est plus Ă  la tĂȘte de l’association depuis deux ans, c’est lui qui a Ă©tĂ© mandatĂ© pour aller la dĂ©fendre dans les mĂ©dias, permettant ainsi de ressortir tout l’historique de l’ex-directeur, et donc aussi celui du CCIF dans lequel il se confond. Ce choix a Ă©tĂ© le coup de grĂące. L’association a prĂ©parĂ© sa propre guillotine.

Sans Marwan Muhammad, le CCIF ne se serait pas aussi bien dĂ©veloppĂ©. Mais sans lui, l’association n’aurait pas disparu. Car Ă  chaque fois, il a Ă©tĂ© l’étincelle pour allumer la mĂšche de la curiositĂ© et dĂ©couvrir son arriĂšre-cour islamiste (et de soutien Ă  ses collĂšgues islamistes) qui conduiront Ă  sa dissolution.

Marwan Muhammad favorable Ă  la charia


Le CCIF a disparu, pas son idéologie

Ne nous leurrons pas. Le CCIF a disparu en France, mais l’idĂ©ologie reste. L’ex association ne s’en cache pas. Elle a “dĂ©ployĂ© une large partie de ses activitĂ©s Ă  l’étranger”, sans dire oĂč exactement. Reconstituer ailleurs en Europe une association officiellement dissoute en France ne poserait pas un problĂšme juridique, voire pĂ©nal ? Au-delĂ  de cette question, le CCIF indique qu’il continuera Ă  agir, et qu’une partie de son travail restera bien en France, mais sous une autre forme. Il n’y a rien d’étonnant : ce sont des fanatiques religieux. Le CCIF continuera donc Ă  attaquer la France depuis l’extĂ©rieur, toujours en instrumentalisant la lutte contre le racisme Ă  son profit.

Dans son communiquĂ©, il n’apporte aucune prĂ©cision concernant les “associations partenaires” vers qui “ont Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©s ses actifs” qui prendront “le relais de la lutte contre l’islamophobie Ă  l’échelle europĂ©enne.”

Les dĂ©gĂąts causĂ©s par le CCIF en France sont incalculables. La stratĂ©gie victimaire de l’islamisme politique a connu un essor incroyable grĂące Ă  cette association, notamment par son habiletĂ© Ă  avoir su crĂ©er des liens et des partenariats avec des associations anti racistes, des Ă©lus, une partie de la presse (Mediapart, LibĂ©ration, etc.), des ONG internationales, et mĂȘme avec
 France TĂ©lĂ©visions (1) (2). Ses partenaires, comme Alliance citoyenne Ă  Grenoble, ont bĂ©nĂ©ficiĂ© des conseils du CCIF pour mieux appliquer sur le terrain la stratĂ©gie politique de l’islamisme.

Les dégùts causés par le CCIF en France sont incalculables.

De plus, comme tous les mouvements d’extrĂȘme droite dissouts par le passĂ©, rien n’empĂȘche les militants de se reconstituer sous un autre nom, ou que d’autres (comme la Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie) prennent le relais.

Certes, il sera compliquĂ© pour une autre association de retrouver l’aura et l’influence qu’avait pu construire le CCIF. Les alertes et explications lancĂ©es ces derniĂšres annĂ©es, qui ont contribuĂ© Ă  sa dissolution, ont permis d’armer intellectuellement nos Ă©lus et une bonne part de la population. Ainsi, il est plus facile pour la sociĂ©tĂ© de dĂ©celer aujourd’hui ce type d’associations et de mieux lutter contre leur idĂ©ologie. A prĂ©sent, les municipalitĂ©s rĂ©flĂ©chiront Ă  deux fois avant de subventionner ou de prĂȘter gracieusement des locaux Ă  des associations islamistes “antiracistes” ou des associations partenaires de l’islamisme qui prĂ©tendent “dĂ©fendre les droits civiques des femmes musulmanes”. Ils sont intellectuellement mieux outillĂ©s pour comprendre la supercherie de ces associations dans leur prĂ©tention Ă  reprĂ©senter “les musulmans”.

Justement, quelles seront les rĂ©actions de la ville de Metz, de Grenoble et de la MĂ©tropole grenobloise qui ont soutenu et financĂ© le CCIF (Ă  Metz, l’antenne locale du CCIF est hĂ©bergĂ©e dans une des MJC de la ville en grande partie financĂ©e par la commune… et par la CAF) ? La mairie de Grenoble rĂ©clamera le remboursement des subventions accordĂ©es trois annĂ©es de suite au CCIF ?

Personnellement, je suis satisfait d’avoir apportĂ©, avec d’autres, ma pierre Ă  cette dissolution. J’ai consacrĂ© des heures, des jours, des mois, des annĂ©es Ă  travailler, chercher, rĂ©diger, publier des articles pour expliquer et alerter, encore et encore, sur ce qu’est le CCIF, la menace qu’il fait peser sur notre pays en gĂ©nĂ©ral et sur les musulmans en particulier. Ce sacerdoce a portĂ© ses fruits.

CCIF, fleuron de l’islamisme politique

La dissolution du CCIF ne marque pas la fin de l’islamisme politique

Mais je connais bien l’islamisme. Rien n’est terminĂ©. Il ne faut surtout pas baisser la garde. L’auto dissolution du CCIF, son “suicide administratif”, servira la stratĂ©gie victimaire de l’islamisme politique. Le CCIF Ă  l’étranger, et ses dĂ©fenseurs en France, continueront Ă  cultiver l’image d’une association martyre. N’oublions pas qu’ils sont des intĂ©gristes religieux, pas des dĂ©fenseurs des droits humains. La notion de martyr est donc bien ancrĂ©e en eux. Les militants brandiront l’image d’une association qui a fait preuve de courage en prenant les devants d’une dissolution annoncĂ©e et “injuste”. Rien n’est donc gagnĂ©. Tout est encore Ă  faire. La lutte va se mener sur au moins une gĂ©nĂ©ration. Si le CCIF a pu exister aujourd’hui, s’il a pu si bien progresser, s’il a pu distiller aussi facilement son idĂ©ologie, c’est parce qu’il est le fruit, l’enfant, de ses prĂ©dĂ©cesseurs qui labourent nos quartiers populaires depuis les annĂ©es 1980. Les islamistes ont mis plusieurs dĂ©cennies pour arriver lĂ  oĂč nous en sommes aujourd’hui. Ils ont mis plus de trente ans pour qu’une bonne partie des adultes et de la jeunesse de confession musulmane placent les lois religieuses au-dessus des lois de la RĂ©publique, pour que leur citoyennetĂ© ne soit que le moyen de faire avancer leur islamitĂ©. Il leur a fallu du temps pour faire passer l’idĂ©e que le sexisme du voile serait une “pratique religieuse” en islam. Il leur a fallu toutes ces dĂ©cennies pour passer de zĂ©ro voile dans les quartiers Ă  la floraison des hijabs et autres jelbabs en moins de vingt ans, marquant ainsi visuellement l’ancrage de leur idĂ©ologie sexiste et totalitaire.

Les islamistes ont mis plusieurs dĂ©cennies pour arriver lĂ  oĂč nous en sommes aujourd’hui.

Il nous faudra donc, Ă  notre tour, des dĂ©cennies pour inverser la tendance. Mais pour y parvenir, il faut s’attaquer aux problĂšmes de fond : la ghettoĂŻsation urbaine et ethnique, les problĂšmes socio-Ă©conomiques, les discriminations, la trop grande place laissĂ©e aux islamistes et identitaires musulmans par un clientĂ©lisme Ă©lectoral dont nous ne cessons de subir les retours de bĂątons. Ceci pour un objectif : faire aimer la France qui n’a pas su elle-mĂȘme reconnaĂźtre tous ses enfants. Se sentir pleinement français, pour ne pas ressentir le besoin d’aller se rĂ©fugier dans une identitĂ© de substitution miroitĂ©e par les islamistes, cela ne peut pas se faire Ă  coup de lois “contre le sĂ©paratisme”. On pourra voter autant de lois qu’on voudra, dissoudre autant d’associations qu’on pourra, rien ne sera rĂ©solu si on ne traite que l’écume pour mieux ignorer les lames de fond. Si nos politiques continuent Ă  avoir pour seul horizon un calendrier calĂ© sur les Ă©chĂ©ances Ă©lectorales, alors que celui des islamistes est calĂ© sur la durĂ©e d’une vie humaine, nous ne gagnerons pas. On ne dissout pas une idĂ©ologie en dissolvant une association. Ces lois sont nĂ©cessaires, mais elles ne sont qu’un outil pour Ă©coper Ă  la petite cuillĂšre les consĂ©quences d’un phĂ©nomĂšne que nos Ă©lus, et l’ensemble de la sociĂ©tĂ©, ont laissĂ© prospĂ©rer et pourrir depuis toujours.

On ne dissout pas une idéologie en dissolvant une association.

La route sera longue. Les partenaires de l’islamisme politique sont nombreux, surtout au sein d’une partie de la gauche. Aujourd’hui, la lutte ne se mĂšne donc pas seulement contre l’islamisme politique directement. Elle se mĂšne aussi contre ses partenaires qui ont crĂ©Ă© un cordon sanitaire pour protĂ©ger et dĂ©fendre cette idĂ©ologie. Le CCIF en a bĂ©nĂ©ficiĂ©. La “manifestation de la honte” du 10 novembre 2019 en fut le point d’orgue. Il continuera d’en bĂ©nĂ©ficier depuis l’étranger.

Sa page Facebook et son site Internet ont Ă©tĂ© dĂ©sactivĂ©, son compte Twitter supprimĂ©. Le CCIF a rĂ©ellement disparu
 en tout cas en France. Le CCIF n’est plus. Mais je reste mobilisĂ©. Et je compte toujours sur Marwan Muhammad pour nous donner rĂ©guliĂšrement, comme il aime tant le faire, des arguments, des sources, par son comportement et ses provocations. Si le CCIF n’est plus, son ancien directeur reste bien en France, notamment par sa plateforme “L.E.S Musulmans” (avec un M majuscule pour bien montrer la racialisation de l’islam qui n’est plus l’adhĂ©sion Ă  une religion mais l’appartenance Ă  une ethnie).

Cette dissolution est un message fort pour toutes les autres associations islamistes et les partis politiques issus de cette mouvance. Ils savent Ă  prĂ©sent que le boulevard qui leur Ă©tait ouvert peut ĂȘtre une voie sans issue. Mais il faut s’attendre Ă  un double retour de bĂąton. Le premier est la victimisation, notamment en jouant la corde de l’association martyre. Le second est que nombre d’islamistes tireront les leçons de cette dissolution. Ils seront encore plus vigilants Ă  l’avenir quant Ă  leur expression et les mĂ©thodes de leurs actions, pour toujours mieux passer sous les radars et ne pas faire sonner les balises d’alerte.

Les “nĂ©o harkis” que seraient les musulmans qui ne plaisent pas au CCIF, “l’islam de la serpillĂšre” nommĂ©e ainsi par l’association pour stigmatiser les approches religieuses qui ne lui conviennent pas, lui disent au revoir. “L’islam du rĂ©verbĂšre” (nom donnĂ© par le CCIF pour dĂ©nigrer l’islam dit “des LumiĂšres”) ne s’éteindra pas. En dehors de cela, l’universalisme et la laĂŻcitĂ© seront toujours notre idĂ©al et notre principe pour contrecarrer l’islamisme. Le CCIF pourra agir de l’étranger pour continuer Ă  propager son obscurantisme sous couvert “d’antiracisme”, il ne pourra jamais Ă©teindre les LumiĂšres.

Par Naëm Bestandji

(1) Francetv slash fait la promotion de l’islamisme politique par le voile

(2) FranceTVĂ©ducation et islamisme : plus d’ignorance que de pĂ©dagogie




Source: Demainlegrandsoir.org