Février 16, 2021
Par Dijoncter
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La grève des postier.e.s dijonnais.e.s (faisant face à une restructuration néfaste décidée sans concertation) nous donne l’occasion de considérer plus largement la « mise à sac » programmée d’une profession.

Depuis près de vingt ans, les factrices et les facteurs sont soumis à un rythme infernal de réorganisations qui se traduit par des cadences de plus en plus infernales, une dégradation continue des conditions de travail, une perte du sens du travail. Au cœur de ce processus, la question de la quantification de la charge de travail. La Poste s’est progressivement doté d’outils, notamment numériques, pour donner l’apparence de la scientificité à ce qui est en fait un véritable vol du temps de travail. Le but de ses dirigeants : détruire de plus en plus d’emplois, en augmentant sans cesse la productivité des agents. Les conséquences désastreuses de cette politique, les postier·e·s les connaissent malheureusement trop bien. La population en perçoit des échos via la détérioration du service rendu, mais aussi par la médiatisation de situations dramatiques comme les suicides ou tentatives de suicides de facteurs/trices.

Nicolas Jounin est un sociologue qui ne se contente pas d’observer son objet d’étude depuis un laboratoire, puisque, dans le cadre de son enquête, il s’est fait embaucher comme facteur. Son livre démonte les mécanismes par lesquels La Poste impose la mise à sac d’une profession.

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Sud PTT organise une rencontre/débat avec Nicolas, le 18 février à 18 heures, par zoom, afin d’échanger autour de son ouvrage. Que l’on soit militant, postier·e, ou plus généralement usager attaché à la défense du service public postal cette rencontre, comme la lecture du livre, est de nature à fournir des outils pour réfléchir et lutter ensemble.

lien zoom : https://bit.ly/3tOAeSr

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Source: Dijoncter.info