Un bilan pas forcément exhaustif de la répression des manifs, des blocages, depuis les manifestations du 2 février.

Pendant la manifestation du 2 février, 6 personnes ont été interpellées, pour des charges de violence sur flics, d’outrage, de rébellion, et peut-être pour d’autres motifs dont la legal team n’a pas eu connaissance. Ces interpellations ont principalement eu lieu en fin de manifestation.

Lors de la manifestation du 9 février, 3 personnes ont été arrêtées le soir. Deux ont été relâchées sans charge, et une a écopée d’un rappel à la loi pour « outrage ».

Au tribunal lundi 4 février :

  • Un lycéen actuellement incarcéré aux Baumettes depuis les blocages lycéens du début du mois de décembre a été déferré en comparution immédiate pour usurpation d’identité. Réquisitoire du procureur : 3 mois fermes avec mandat de dépôt (donc une prolongation de sa peine). Après délibéré, il prend 80 heures de Travaux d’Intérêt Général.
  • Une personne du mouvement Gilet Jaune passe en comparution immédiate pour outrage suite à une vidéo postée sur Facebook. Malgré la tentative de l’avocat de faire passer l’outrage en droit de la presse, et donc de demander la nullité de la procédure puisque le droit de presse ne relève pas du code pénal, la personne prend 6 mois de sursis. Cette comparution immédiate confirme la grande attention des flics sur les réseaux sociaux. Cette personne était également inculpée pour complicité de violence sur personne dépositaire de l’autorité publique, accusée d’avoir désigné des flics aux manifestant-e-s des flics, et d’avoir demandé à la foule de les taper. Les déclarations des flics ne tiennent pas debout et sont démontées par des incohérences horaires. Le démontage des accusations se fait en utilisant le bornage téléphonique. Cette fois-ci, cela “sert” l’inculpé, mais cela doit aussi nous indiquer que les téléphones sont des balances, et que la justice les utilise très facilement.