DĂ©cembre 2, 2020
Par Dijoncter
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Depuis deux semaines un mouvement contre les violences policiĂšres d’une ampleur inĂ©galĂ©e agite la France. DĂ©clenchĂ©e par l’opposition Ă  la loi « sĂ©curitĂ© globale Â» et alimentĂ©e par des rĂ©vĂ©lations en chaĂźne de violences policiĂšres filmĂ©es, cette fronde fait l’exploit de rĂ©unir les journalistes de toutes les rĂ©dactions derriĂšre la mĂȘme banderole. Toutes ? Non, puisqu’une poignĂ©e d’irrĂ©ductibles Ă©ditocrates continue de dĂ©fendre becs et ongles les exactions policiĂšres. Jeudi 26 novembre le Bien Public a ainsi publiĂ© un Ă©dito digne de Valeurs Actuelles, comme le souligne le magazine Sparse.

LĂ  oĂč mĂȘme Darmanin, le « premier flic de France Â» s’est dĂ©clarĂ© choquĂ© par ces images, Jean-Philippe Guillot, Ă©ditorialiste du BP « s’étonne de l’ampleur de cette indignation Â». Le croche-pied d’un flic Ă  un manifestant est « trĂšs discutable Â» mais c’est « un simple croche-pied Â», et le violent coup de pied assĂ©nĂ© par un flic Ă  un manifestant est un geste « impressionant de force et d’efficacitĂ© Â» dont il faudra « examiner la proportionnalitĂ© Â». Pas un mot de compassion pour les migrants violemment jetĂ©s hors de leur tente, de toute façon pour l’auteur de ce torchon ils « n’avaient rien Ă  faire ici Â».

La presse quotidienne rĂ©gionale (PQR pour les intimes) et les services de police entretiennent des liens Ă©troits. La PQR est gĂ©nĂ©ralement dans une situation de dĂ©pendance vis-Ă -vis des services de police. C’est auprĂšs de ceux-ci qu’elle va Ă  la pĂȘche aux informations, ce qui lui permet sans trop d’efforts de remplir des pages et des pages de faits-divers insignifiants mais racoleurs. Ça mĂ©rite bien un petit retour d’ascenseur en ces temps difficiles pour l’image de la police.




Source: Dijoncter.info