Mai 5, 2017
Par Rebellyon
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Qui que soit le ou la prochain.e Président.e, quelle que soit la prochaine majorité parlementaire, celles et ceux qui nous gouverneront ne nous représenteront pas plus qu’hier. Au contraire, ils défendront encore les intérêts de la classe dominante. Le taux d’abstention aussi bien que le désintérêt du plus grand nombre pour cette politique politicienne montre bien le problème de légitimité qui se pose aujourd’hui à cette « démocratie ».

Légitimité qu’aucun front républicain ni aucune union nationale ne pourra rétablir. Leurs vaines tentatives pour désigner un ennemi intérieur après les attentats ne visent qu’à diviser les exploité.e.s et à favoriser la montée de l’extrême droite. Les capitalistes se servent de l’épouvantail qu’ils ont eux-même créée – à travers le racisme d’état, les discours islamophobes, les violences policières, la chasse aux sans-papiers etc.- pour engranger des voix aux élections. Le même ennemi intérieur sert de prétexte à imposer l’état d’urgence, formidable outil de contrôle et de répression. Nous vivons ainsi depuis un an et demi dans un régime d’exception qui renforce tous les pouvoirs de la police, restreint nos libertés et entend normaliser la présence systématique de fonctionnaires en armes dans l’espace public.

Cet État policier, raciste, islamophobe, n’a qu’à un seul objectif : maintenir à flot un capitalisme toujours plus destructeur pour nos vies et la planète. Pour ce faire, c’est encore sur le dos du plus grand nombre que se feront les économies. Nous connaissons déjà les prochaines attaques du quinquennat sur nos conditions matérielles d’existence : destruction du code du travail (et donc du temps de travail et de nos salaires), casse de la sécurité sociale, diminution drastique du nombre de fonctionnaires, criminalisation des chômeurs, nouvelle réforme des retraites etc.

Ils nous promettent un Etat policier et la précarité. Ripostons dès maintenant, dans la rue et dans la lutte.

  • Dimanche 7 mai – 20h : Rassemblement Place de Terreaux
  • Mercredi 10 mai – 18h : Assemblée de lutte à la Bourse du travail (Place Guichard)



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