Rendez-vous, le samedi 3 octobre à 10h, devant les locaux de la CCI (deuxième actionnaire de Montpellier-Mediterranée), au 32 Grand’rue Jean Moulin, pour ensuite marcher vers l’aéroport (en partie en tram) . Pour cause de crise sanitaire nous avancerons masqués et en petits groupes

L’aviation civile, un impact sur le climat, nettement sous-évalué. Les chiffres habituellement retenus omettent les gaz autres que le CO2, soit au moins 50% des émissions totales de même que souvent les vols internationaux. La filière serait ainsi responsable de plus de 7% de l’empreinte carbone de la France (BL Évolution.)

En France, les vols intĂ©rieurs Ă©mettent jusqu’à 45 fois plus de CO2 par passager-kilomètre qu’un trajet Ă©quivalent en TGV (ADEME) et pourtant aucun changement dans la politique d’expansion de l’avion. Emmanuel Brehmer, le prĂ©sident du directoire de l’aĂ©roport, en fĂŞtant les trois ans de la « navette Â» Montpellier-Paris en novembre 2O19, affirmait « Que ce soit vis-Ă -vis de la clientèle d’affaires ou de loisirs, nous voulons prouver que l’avion, c’est mieux que le train Â». Alors que le TGV fait le trajet Montpellier-Paris en trois heures et demie, une vingtaine de vols Montpellier-Paris/Paris-Montpellier restent programmĂ©s tous les jours.

Supprimer les vols comme les Paris/Montpellier au bénéfice de trajets en train de moins de 5 heures, nous rapprocherait des objectifs de l’accord de Paris, comme le recommande notamment la Convention Citoyenne pour le Climat.

A Montpellier, comme ailleurs, les projets de construction et d’expansion des aéroports se multiplient au bénéfice d’un trafic aérien qui double tous les quinze ans. À Montpellier, des travaux achevés en 2019, notamment le nouveau terminal – visent à atteindre 2,5 millions de passager·es par an. Une fois cette cible atteinte (déjà 2 millions en 2019), le prochain objectif affiché par la direction de l’aéroport, ce sont 3,5 millions de passager·es avec de nouveaux investissements déjà programmés.

  • Il faut cesser cette course en avant vers toujours plus de capacitĂ© d’accueil de passagers. La nouvelle Ă©quipe de la MĂ©tropole de Montpellier-MeditĂ©rranĂ©e, actionnaire de l’aĂ©roport, va-t-elle continuer Ă  soutenir cette fuite en avant, alors que tout le mode sait que l’avion « vert Â» ou « Ă©cologique Â» n’existe pas ?

Trop d’avantages financiers sont là pour inciter à prendre l’avion. L’exonération de taxe sur le kérosène doit être supprimée au niveau national, et la TVA sur les billets ramenée au taux normal de 20%.

  • Les exonĂ©rations et subventions aux aĂ©roports et aux compagnies aĂ©riennes doivent ĂŞtre redirigĂ©es vers des secteurs de transport moins polluants.
  • RĂ©duire le trafic aĂ©rien a bien sĂ»r, un impact sur les emplois dans le secteur. Ces emplois sont aujourd’hui dĂ©jĂ  gravement menacĂ©s suite Ă  la crise du COVID comme dĂ©montrent les plans sociaux massifs chez Air France, Airbus et de nombreux sous-traitants et ce malgrĂ© le plan d’aide gouvernemental, sans conditions.
  • Les salarié·es doivent ĂŞtre au centre de l’indispensable plan de reconversion de la filière aĂ©rienne . Ils doivent ĂŞtre largement associĂ©s aux dĂ©cisions politiques, Ă©conomiques et techniques qui concernent leur avenir. Pas de lutte pour le climat, sans justice sociale.

Article publié le 02 Oct 2020 sur Lepressoir-info.org