Juillet 19, 2016
Par Indymedia Lille
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L’AVIS DES MARGINALISES SUR LA THESE DU “COUP” AU BRESIL

Associer le coup d’état militaire, d’un cöté, et l’actuel processus d’ecartement de la presidente, de l’autre, en qualifiant les deux d’”attaque contre la democratie”, c’est mettre dans le meme sac deux processus de nature differente – le premier, un coup d’état ; le second, une procédure rigoureusement inscrite dans la loi capitaliste – et c’est défendre ainsi la thèse de la gauche institutionelle soutenant qu’il y a une vraie democratie au Bresil contemporain et qu’il y a de même des partis et politiciens “democrates”.
Je comprend pourquoi cet idée avait reussi à tromper quelques libertaires européens : c’est l’avis le plus diffusé en dehors du Bresil par la gauche institutionelle et ses grands médias.
Par contre ce n’est pas l’avis de beaucoup d’organisations libertaires, autonomes et anticapitalistes radicaux du Bresil.
Pour donner quelques exemples qui soutiennent cette avis marginalisé, je remarque, entre autres, qu’il y a des professeurs d’université du domaine numerique qui se méfient du système de vote électronique du Brésil ; que le gouvernement du Parti des Travailleurs – PT -, depuis Lula, était allié à beaucoup de groupes et politiciens qui ont soutenu la dictature militaire ; qui le PT a adopté les mêmes politiques économiques et “sociales” que la dictature militaire et les gouvernements néoliberaux précédents – politiques de priotarisation du marché et d’intégration des pauvres dans le consumérisme et la dépendance aux dettes bancaires ; que le PT a reprimé avec beaucoup de ferocité diverses grèves de travailleurs, manifestations des classess populaires et revoltes de’indiens et de paysans pauvres ; que le PT a fait plusieurs occupations militaires de beaucoup de favelas et que les habitants de ces lieus ont subi des violences quotidiennes de l’armée ; que le PT a soutenu et commandé beaucoup de persécutions policieres et judiciaires contre des organisations populaires libertaires, autonomes et ainticapitalistes radicales ; etc.
Donc, défendre la thèse de l’existence d’une vrai democratie et de partis et de politiciens démocrates au Brésil, c’est participer à l’effacement de la vraie marque autoritaire et anti populaire du systeme brésilien et du gouvernement du PT.
Le qui arrive maintenent au Bresil, c’est que a partir des grands vagues de protestations populaires radicaux et autonomes de Juin 2013, le role de “pacification” et de conciliation de la lutte de classes que le PT a joue pour les groupes dominants a arriver a son epuisement et, a partir de ce moment la, le PT a perdu son importance pour des elites bresiliennes, qui on decide de lui remplacer pour perpetuer les vaines esperances du peuple dans la “democratie” (je rappelle que des recherches d’opinion publique montrait que la confiance populaire dans le gouvernement Dilma etait moins de 10% !, dans la fin de l’année passée).
C’est pour ça que la these du “coup”, qu’implique qu’i il y a democratie et aussi partis et politiciens democrates au Bresil, cache la realite de que, en fait, soit dans le regime militaire, soit dans le Bresil contemporain ; soit avec des oficiels de l’armee, soit avec le Parti des Travailleurs ; les memes grands groups economiques ont continue a determiner las grandes decisions et directions de la societe bresilienne.
C’est domage que des communications furent fit travers le milieu libertaire européen en defendant la these du “coup contre la democratie” : je pense que le but des anarchistes devrai c’est de denoncer la vrai piege que le PT represente pour des organisations et luttes populaires et montrer qui l’unique espoir sur pour ces organisations et luttes c’est l’organization autonome et anticapitaliste.
Mais, comme les diffuseurs des interets de pouvoir du PT ont plus de conditions financieres pour repandre ses theses, je comprend pour quoi la these fallacieuse du “coup contre la democratie” a reussi de s’etablir, meme entre des anarchistes.
Par contre, la lutte contre les illusions crée par le systeme continuent, ici et au Bresil.
À la lutte, camarades !
Santé et anarchie !

Vantiê Clínio Carvalho de Oliveira.
Chercheur en Sciences Sociales et militant anarchist bresilien.





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