Le dérèglement climatique est une réalité, nous le savons. Depuis plusieurs années déjà, nous en observons les premières conséquences, tant sur les écosystèmes que sur les êtres humains. Les catastrophes engendrées par les changements climatiques touchent déjà particulièrement celleux qui vivent dans des conditions précaires, voire d’extrême pauvreté.

En se penchant sur la question, on constate que la justice climatique n’est pas une lutte isolée. Elle s’inscrit dans un combat plus large qui est celui de la lutte contre la logique capitaliste d’exploitation des êtres humains et de la biodiversité. Ce système de domination nous a mené.e.x.s à la crise climatique et sociale que nous vivons aujourd’hui et qui pousse les populations du monde entier à se révolter, à exiger de meilleures conditions de travail, de meilleures retraites, de meilleures conditions de vie, la reconnaissance et le respect des droits autochtones, la protection des écosystèmes, le droit à la terre, le droit des paysan.ne.x.s ou simplement le respect des droits humains que l’on nous vend comme valeur universelle.

La Suisse, malgré les apparences qu’elle essaie de préserver, est loin d’être irréprochable quant à cette crise majeure. Elle perpétue les inégalités partout dans le monde, que ce soit par ses investissements dans des projets néfastes, l’accueil et la protection qu’elle octroie à des multinationales criminelles et écocides ou le commerce de produits nocifs interdits en son propre sol. Le système capitaliste suisse n’a pas seulement des conséquences socio-environnementales déplorables dans les pays dits « en voie de développement », mais également sur son propre territoire. En effet, l’incroyable prospérité économique dont la Suisse se vante ne bénéficie qu’à une minorité de personnes. La précarité du logement, la discrimination sociale et économique des personnes racisées, l’augmentation des primes d’assurance-maladie, les discriminations salariales liées au genre, la privatisation des secteurs publics, les conditions de travail parfois déplorables dans certains domaines tel que celui de la construction où les travailleur.se.x.s souffrent des températures caniculaires ou encore l’augmentation des taxes et des impôts au détriment des individus, sous prétexte de lutter contre les émissions carbones et sans inquiéter les véritables responsables de la crise climatique, sont autant de mesures d’austérité qui découlent d’un système de domination et d’exploitation du monde, guidé par la seule recherche du profit à moindre coût, dont seulement une poignée de personnes profite. Luttes climatiques et luttes sociales sont donc indissociables et il est nécessaire aujourd’hui de revendiquer ensemble notre droit à un système fondamentalement égalitaire et écologique.

Afin d’amorcer ce changement, étudiant.e.x.s, travailleur.se.x.s, syndicats, personnes en formation, chômeur.se.x.s, retraité.e.x.s, collectifs, partis politiques et organisations, appellent tout le monde à faire grève le 15 mai 2020.

Samedi 25 janvier aura lieu l’évènement de lancement de la grève du 15 mai à la maison des Associations. Venez nombreux.ses découvrir le manifeste de la grève, participer aux tables rondes et aux discussions, manger une bonne soupe prix libre et boire un verre en causant révolution !

Au programme :

10h30 : Accueil


11h00 : Conférence de presse

11h30 : Table ronde « Justice climatique et sociale »

12h30 : Soupe prix libre


13h00 : Discussion ouverte autour de la grève du 15 mai

14h00 : Table ronde « Solidarité internationale »

14h30 : Atelier et performance « Cacerolazo »


15h00 : Concert des Haricots Sauvages

Toute la journée :


Emission LibrAdio

Exposition du Collectif de Libération de l’Invasion Publicitaire

Jeux tout public 


Buvette


Infokiosque

PAS DE JUSTICE CLIMATIQUE SANS JUSTICE SOCIALE !

PAS DE JUSTICE SOCIALE SANS JUSTICE CLIMATIQUE !

15 Rue des Savoises, 1205 Genève

Contact :

FB : Collectif Grève 15 mai – Genève

Mail : [email protected]


Article publié le 24 Jan 2020 sur Renverse.co