La soirée était belle jeudi après la manifestation, sur l’avenue du général Leclerc. Une secrétaire d’État à l’inégalité hommes/femmes devait venir à 19h dans un petit restaurant afin de lancer la campagne LREM pour les municipales dans le 14e arrondissement. La rumeur d’un comité d’accueil avait circulé, la rue Bezout était obstruée par une file de camions policiers et des CRS faisaient les cent pas sur le trottoir devant le restaurant.

Avant l’arrivée de la ministre, une soixantaine de trublions ont occupé les deux côtés de l’avenue commençant à scander des slogans, déployant des banderoles. Les CRS et les gendarmes, en nombre disproportionné face à la « menace » et dont la présence a aussi contribué au bazar ambiant, ont d’abord curieusement ciblé les manifestant-e-s du trottoir opposé au restaurant, laissant les autres libres… de rester à leur place ou de circuler au milieu de l’avenue. Finalement tout le monde – une bonne soixantaine de personnes d’horizons variés, continuant à chanter – a été regroupé dans une même nasse, pendant une petite heure avant d’être relaché dans une bouche du métro Alésia (sans que les autres accès ne soient bloqués ce qui a permis de ressortir sur le parvis de l’église et .de redéployer la banderole). Les CRS et gendarmes occupaient massivement les trottoirs de l’avenue du général Leclerc :

Cerise sur le gâteau, quelques personnes ont pu entrer sans invitation à la réunion qui comptait une vingtaine de participant-e-s. Arrivée avec deux heures de retard, la secrétaire d’Ètat a été prise à partie et s’est rapidement éclipsée.

Avec ou sans têtes d’affiche, d’autres occasions qui peuvent être saisies :

https://ensemble.paris/evenements


Article publié le 17 Jan 2020 sur Paris-luttes.info