L’organisation des anarcho-syndicalistes demeure un problème important a l’heure actuelle. Aujourd’hui les conditions ne permettent pas de créer une confédération anarcho-syndicaliste. Les camarades qui tentent de créer de toutes pièces une confédération anarcho-syndicaliste sur le modèle de la CNT Espagnole prennent le problème par le mauvais bout… Une partie importante du prolétariat est organisée aujourd’hui dans les syndicats réformistes.

Ces syndicats continuent d’avoir la confiance d’une masse importante de travailleurs, et l’influence du mouvement syndical dépasse largement le cadre strict de ses adhérents. En outre, la situation n’est pas encore telle qu’il soit impossible d’impulser une dynamique révolutionnaire dans les syndicats. …

Actuellement nous pensons qu’il faut être là où les travailleurs sont organisés. Mais il est illusoire de croire que nous pouvons chacun dans notre coin, qui dans son syndicat, qui dans union locale, travailler à la démocratisation et parsemer nos confédérations et quelques structures « parfaites ». C’est compter sans l’essoufflement pour manque de contrôle, l’épuisement par manque de progression théorique, la dislocation ou la récupération par les manoeuvres des bureaucraties. Il est donc important pour nous, anarcho-syndicalistes, de se doter d’une organisation.

Cet outil permettra à une partie des travailleurs qui formule les revendications fondamentales du mouvement ouvrier de se donner les moyens du développement d’une prise de conscience plus large des travailleurs.


Article publié le 30 Mai 2020 sur Monde-nouveau.net