Décembre 13, 2021
Par Rapports De Force
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L’Actu des Oublié.e.s nous emmène aujourd’hui en Serbie où des manifestations contestent depuis plusieurs semaines une loi d’expropriation dont la finalité est d’installer une grande mine de lithium. En milieu de semaine dernière, le gouvernement serbe a reculé d’un pas en retirant provisoirement sa loi.


Les récentes marches contre la loi sur les expropriations en Serbie sont l’arbre qui cache la forêt. Dans l’ensemble des Balkans, un vent de lutte pour la terre souffle depuis quelques années, apportant des victoires décisives aux populations locales qui, pourtant, ont bien souvent le rôle de David contre Goliath.

Au-delà des revendications purement écologiques, ici contre une mine de lithium, ces luttes offrent également la précieuse occasion de réconcilier des communautés divisées, encore opposées par la guerre il y a 25 ans et de se réunir pour le bien commun.


Présentation de L’Actu des oublié.e.s

Les oublié.e.s. Les invisibles, les précaires, les laborieux, laborieuses pris.e.s dans l’œil du cyclone capitaliste ; les peuples ou groupes sociaux dont l’existence même est menacée ; celles et ceux que l’on ignore parce que le monde médiatique les a oubliés et qui lèvent le poing dans l’ombre, bien à l’abri du regard des caméras et des micros.

Leur résistance quotidienne, leur soulèvement spontané, leurs expériences sociales soufflent un espoir déterminé, sèment les graines des pratiques futures, s’érigent avec courage en rempart contre l’obscurantisme. Quand un peuple, ou une portion d’un peuple, retrouve sa liberté de parole, expérimente l’auto-organisation et des formes inédites de solidarités et de partage, la transformation sociale commence. C’est peut-être ça, le point de départ d’une révolution. L’instant où les acquis moraux et sociaux d’un évènement, d’une période, font dire à des millions de personnes réunies : Nous ne reviendrons pas à la normalité.

Voilà ce que raconte l’Actu des Oublié.e.s.

Face à la violence crasse et aux ruses décomplexées de l’idéologie néo-libérale qui détricote nos systèmes de santé, épuise les terres et s’enrichit sans partage, opposons les initiatives qui nous rendent collectives, solidaires, et mues par d’heureuses perspectives .

Vingt minutes, deux fois par mois, pour combler le vide laissé par les actualités de ceux dont on parle tout le temps et pour ne pas oublier que nous ne sommes pas seul.e.s. Bien au contraire.




Source: Rapportsdeforce.fr