Mai 5, 2022
Par Les mots sont importants
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Julien Bayou, Jean-Luc MĂ©lenchon et Fabien Roussel ; Jean-Luc MĂ©lenchon et Olivier Faure ; Manuel Bompard et Julien Bayou
 les photos se suivent et se ressemblent. Vous nous dites si on vous gĂȘne, les mecs ?


Fascinant comme ces photos ou vidĂ©os faites Ă  la va-vite, Ă  la sortie d’une rĂ©union au sommet, devant la permanence de tel ou tel parti, sont rĂ©vĂ©latrices. Loin des mises en scĂšne officielles oĂč la paritĂ© est de mise, une vĂ©ritĂ© profonde se rĂ©vĂšle. Quand on passe aux choses sĂ©rieuses (alliance ou pas, rĂ©partition des circonscriptions), c’est-Ă -dire le pouvoir, la politique reste une affaire de mecs.

À part une ClĂ©mentine Autain interviewĂ©e sur Mediapart, les figures de LFI, Ă  l’image de la garde rapprochĂ©e de MĂ©lenchon, restent dĂ©sespĂ©rĂ©ment couillues.

CĂŽtĂ© EELV, quand on entend le nom d’une femme, c’est celui de Sandrine Rousseau, pour apprendre qu’elle n’aura peut-ĂȘtre pas de circonscription [1] – cette femme qui, bien avant MĂ©lenchon, a montrĂ© qu’un vrai discours de gauche, qu’un positionnement ouvertement fĂ©ministe mobilisaient les Ă©lecteurs et les Ă©lectrices.

Les femmes du PC ? Peut-ĂȘtre qu’elles s’occupent de prĂ©parer l’apĂ©roussel du soir.

Les « Ă©lĂ©phants Â» du PS ne sont, quant Ă  eux, jamais des Ă©lĂ©phantes.

L’accord des gauches, dont on se rĂ©jouit, ce serait sympa qu’il ne se fasse pas en non mixitĂ©, masculine et blanche. La refondation d’une gauche qui ressemble Ă  quelque chose, ce serait la moindre des choses qu’elle se fasse aussi autour du fĂ©minisme, c’est-Ă -dire, faut-il le rappeler, avec les femmes et Ă  Ă©galitĂ© avec elles.




Source: Lmsi.net