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Ces dernières semaines, plusieurs adolescentes et adolescents sont morts, et d’autres blessé·es, lors d’affrontement entre bandes rivales. Des violences pas nouvelles mais toujours dramatiques. À titre humain en premier lieu, mais aussi par la mise en lumière des logiques sociales à l’œuvre dans ces affrontements collectifs. Car les garçons – et parfois les filles – qui font les bandes s’inscrivent en majorité dans des formes de marginalisations scolaire, familiale et économique.

L’appartenance à une bande permet alors des accomplissements interdits par la marginalisation : construction de liens de loyauté et recherche de réputation à travers des transgressions finalement bien conformistes. Car la bagarre et la violence obéissent d’abord à une logique de compétition, valeur cardinale du capitalisme, ainsi qu’à un virilisme juvénile.

Mais la réponse policière et sécuritaire traduit le cynisme des politiciens. Ceux-ci se moquent de résoudre le problème. Leur seule ambition est de mobiliser martialement leur électorat, peu concerné par ces affrontements. Ceux et celles qui subissent – adolescent·es, parents, éducateurs et éducatrices, enseignant·es – sont livré·es à l’impuissance produite en grande partie par la destruction des services publics (éducation, services sociaux, associations ou prévention spécialisée) qui efface les adultes du quotidien de ces jeunes. Les politiques antisociales ne font qu’alimenter les problèmes de violences, et les seules voies possible restent la mobilisation, l’initiative, de celles et ceux qui vivent et travaillent dans ces quartiers.

UCL, 24 mars 2021




Source: Unioncommunistelibertaire.org