Mai 23, 2021
Par Squat.net
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La Vieille Valette fait partie des lieux dits alternatifs, connue dans le milieu comme étant une occupation illégale et subversive. Le collectif de la Vieille Valette est locataire depuis des années.
Un loyer est versé à l’O.N.F. et toutes les taxes que l’État réclame sont payées.

Le fonctionnement de la Vieille Valette est dysfonctionnel ; les idées d’autonomie, de liberté pour tou-te-s ne sont qu’illusion depuis des années. Le projet de la Vieille Valette est détruit par deux hommes.

Le 1er, prenant racine au village, se considère comme le chef du lieux. Il loge les gens sans aucune décision collective, fait subir à tou-te-s les occupant-e-s son comportement paternaliste, sexiste et lourd.
Un grand pratiquant du révisionnisme historique, les ancien-ne-s de la Valette vous le prouvent. Il ne supporte pas les femmes indépendantes et s’il vous arrive de vous défendre quand ce colosse vous charge, vous apprendrez alors le terme de « fémi-nazie ». Il ne respecte que les hommes musclés et plus grands que lui.
Mi-dieu mi-maître.

Le 2e chapote de l’extérieur. Il gère avidement les comptes bancaires du collectif de son appartement, et s’est servi d’une des caisses de la Vieille Valette pour ouvrir son propre local à Bessèges.

Tous deux sont des êtres manipulateurs, maltraitants et répugnants. Ils s’efforcent de garder leur place de pouvoir au mépris du bien-être des autres et des idées anarchistes que l’on retrouve pourtant dans le projet de la Vieille Valette des années 1990.

J’ai quitté la Vieille Valette parce que je me suis opposée aux comportements patriarcaux de ces mâles aux égos surdimensionnés. Ainsi des menaces physiques m’ont été faites. J’ai vécu dans la peur, dormi avec une gazeuse pendant des semaines.

[L’un d’entre eux] a tiré des coups de fusil la nuit, m’a insulté et a poussé sa fille de 5 ans à faire de même. Ma porte a été fracturée, ma maison retournée. Des comportements dont j’avais été victime seulement auprès des flics. Quand le 1er, ivre, faisait irruption chez moi le soir, uniquement quand j’étais seule ; malgré mes hurlements la nuit personne n’est venu.
Si tu veux garder ta maison à la Valette, soit t’es d’accord avec le gourou, soit t’es Suisse.

En septembre 2020, nous sommes six personnes a quitter les un-e-s après les autres ce village maudit.
Tou-te-s menacé-e-s, malmené-e-s, c’est la mort dans la l’âme et humilié-e-s que nous nous sommes resolu-e-s à investir notre énergie ailleurs.

Antifas et anarchistes, rougissez si vous y mettez les pieds ; je ne suis pas la seule et encore moins la première. Cela fait des années que ça se passe ainsi. J’étais prévenue pourtant, par les ancien-ne-s, et les nombreux articles parus, notamment « Larmes et paillettes » en avril 2019. Je croyais aveuglément en mes convictions, refusant d’entendre ce qu’il se passait depuis des années déjà à la Vieille Valette.
La légende du lieu est bien trop mince face à la testostérone, la domination et surtout la lâcheté du groupe, qui ont eu raison de moi.

La vieille valette est un charmant village-vacances, profitez de la piscine, mais deux conseils: ne vous y installez pas ! Ne vous y investissez pas: une armée de volontaires a essayé avant vous et s’y sont perdu-e-s, cassé les dents.
Si vous décidez de vous rendre aux prochains concerts: ne soyez pas dupes!
Il s’y passe tout ce contre quoi on a envie de lutter.

Boycott ou sabotage, à vous de voir !
Ne soyons plus complice de ces horreurs.

Avec amour,

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Source: Fr.squat.net