Septembre 18, 2021
Par CNT AIT Toulouse
270 visites


L’état, toujours opportuniste nous sort le grand jeu pour apparaître comme un sauveur, comme l’ultime recours et c’est fort de cette confiance facilement acquise que nos gouvernants, sous prétexte de protéger notre santé, pour notre bien à

tous légifèrent à tout va. Peu importe si nombre de leurs décisions se contredisent, paraissent non fondées et si les mesures imposées sont vécues par une partie de la population comme des sanctions aussi injustes qu’inutiles. La majorité des citoyens, bon gré mal gré, suivent les consignes imposées, car quand le bateau coule, on ne regarde pas la couleur des bouées de sauvetage.

Il ne faut donc pas s’étonner si après 18 mois de pandémie Covid, les sondages affirment que 74 % des Français approuvent l’instauration du pass-sanitaire. Le gouvernement pour vendre cette mesure affirme qu’il s’agit d’un instrument provisoire, exceptionnel, rendu absolument nécessaire par la violence de la pandémie, mais nous avons tous compris qu’il s’agissait par ce biais de faire assumer par la population une décision qui pourtant devrait revenir à l’État.

En réalité, les choses sont un peu plus compliquées. Une simple analyse montre que le pass sanitaire est bien plus qu’une simple mesure de coercition. Outre qu’il divise la population en deux camps opposés, sans motif sanitaire fondé (les gens

qui ne veulent pas présenter leur pass pour entrer dans un lieu public ne sont pas des malades qui nécessitent l’isolement …), il induit une coercition collective insupportable : le rôle du pass n’est pas tant de contrôler les individus que le corps

social, en traçant les contacts des individus entre eux, de façon à établir la carte (le « mapping ») sociale de chacun, savoir qui contacte qui, quand et où, de façon à pouvoir suivre le réseau social de chaque individu et l’interdire le cas échéant.

Big Brother en rêvait, la technologie actuelle le fait !

Bien sûr, cette atteinte aux libertés individuelles et sociales (et notamment la liberté de réunion) est faite au nom du « bien de la communauté ».

Or nombre d’exemples montrent que lorsque ça l’arrange, l’état fait passer des intérêts particuliers avant la santé et le bien être des citoyens. Ainsi, il a fallu malgré les témoignages, les études et les preuves scientifiques attendre plus de 70 ans

pour que l’État français se décide à interdire l’amiante, cause de centaines de milliers de morts. Ce n’est que très récemment que l’état a entrepris des campagnes pour lutter contre les méfaits du tabagisme, un fléau responsable chaque année de la mort de dizaines de milliers de personnes. Lorsqu’il a s’agit de tester les armes atomiques à Mururoa, peu importait au gouvernement d’alors la santé des Polynésiens On pourrait accumuler les exemples. L’état ne se préoccupe

de la santé et du bien être des populations que lorsque ça l’arrange.

À l’inverse, nombre d’exemples prouvent que les citoyens sont responsables et font preuves à partir de l’instant où les choses sont bien expliquées de solidarité et de sens civique. Ainsi il n’a jamais été nécessaire malgré que les besoins soient

importants de recourir à la coercition en matière de dons de sang, etc. Chaque fois que nécessaire les gens offrent gratuitement leur sang pour sauver des vies. Si aucun gouvernement français depuis que la transfusion sanguine existe n’a

jamais pensé à légiférer pour rendre le don de sang obligatoire, c’est parce que chacun est propriétaire de son sang et qu’en rendant la chose obligatoire, l’état se mettrait en position de voleur. Si donc, le gouvernement Macron, a décidé

d’imposer un pass-sanitaire, c’est qu’il poursuit un autre but que la protection de notre santé.

Toute mesure gouvernementale coercitive implique un arsenal de sanctions et des moyens de contrôle. Le QR code déjà utilisé dans certains pays moins démocratiques est un moyen de contrôle très efficace de la société. Grâce à la puissance de calcul des ordinateurs modernes, associé aux instruments biométriques modernes, il permet de surveiller en temps réel et en permanence l’ensemble de la population d’un pays.

La pandémie actuelle fournit un alibi facile au gouvernement pour mettre en place cet outil, le tester, le perfectionner et surtout accoutumer la population à son emploi. Il y a quelques décennies, lors de la mise en place des premières caméras de vidéo surveillance, les gens râlaient, des opposants protestaient et manifestaient. Aujourd’hui les caméras font partie de notre vie quotidienne, pourtant elles violent en permanence notre intimité. Laurent Wauquiez en Région Rhône Alpes veut mettre en place la reconnaissance faciale …

Quand les plans Vigi-pirates ont été mis en place, le gouvernement d’alors nous jurait que c’était provisoire. Tout le monde s’accordait alors pour dénoncer le caractère liberticide de ces mesures. Quelques décennies ont passé, les mesures antiterroristes sont toujours en place, pire, elles ont été renforcées et nous avons pris l’habitude d’être contrôlés, surveillés, écoutés, etc. En bref, nous vivons avec … Le gouvernement, les médias nous répètent que nous sommes libres, que nous vivons en démocratie. En fait nous sommes comme volontairement soumis.




Source: Cntaittoulouse.lautre.net