Blocage d’un groupe scolaire à Aubervilliers le 31 mars 2016. Le temps d’un cliché, une jeune fille en jilbeb s’amuse avec le drapeau rouge frappé de la faucille et du marteau. Chacun peut projeter ses fantasmes sur cet instantané.

Nul doute que Caroline Fourest, les réactionnaires républicains et néo-conservateurs en tout genre y voient l’incarnation des ravages de l’islamo-gauchisme.

Il y a 20 ans c’était Virginie Ledoyen, mise en scène, qui symbolisait la révolte des quartiers populaires : drapeau rouge et kalach à la main.

Aujourd’hui, Virginie vend des parfums de luxe et profite de la Dolce Vita de l’autre côté de la barricade.

Le drapeau rouge des révoltés a trouvé fatalement dans le monde réel d’autres mains, celles des personnes qui luttent.

Un spectre hante l’Europe