La Rochelle n’est pas une ville sensible à l’extrême droite ; Les résultats des élections récentes le montrent bien ; Avec 14,38 % des votes exprimés aux Européennes de 2019 (moyenne nationale : 23,34), et 20,25 % à la présidentielle de 2015 (33,90 % au  national), les Rochelais sont toujours bien en deçà des chiffres nationaux du vote FN/RN.

C’est pourtant là que le RN, après son succès aux élections européennes, a choisi d’initier sa campagne pour les municipales de 2020.

Quelques 150 cadres du parti d’extrême droite sont ainsi arrivés les 15 et 16 juin 2019 à l’hôtel Mercure, en face du site très fréquenté de l’Aquarium, pour tenir un Conseil National précédé d’ un séminaire sur la formation des élus.

Cette réunion a été dénoncée par de nombreux Rochelais. Le maire a indiqué dans un communiqué que « les valeurs portées par ce mouvement et celles portées par la Ville et la grande majorité des Rochelais sont absolument incompatibles« , mais sans aller au delà dans son opposition.

C’est un appel collectif qui a organisé une manifestation à proximité pour montrer à Marine le Pen qu’elle n’était pas la bienvenue. S’y sont retrouvés, entre autres, des syndicalistes de la CGT, des membres de  LFI et du NPA, des gilets jaunes, des étudiants et des lycéens derrière une banderole « La Rochelle anti-fasciste » et des pancartes « No Pasaran »  (voir les articles de Fr3 et Sud Ouest).

Une belle action de SUD Santé Socio 17 a permis l’accrochage de 2 grandes banderoles sur les remparts du port  : « Le fascisme est l’ennemi de nos valeurs » et «  Sud antifasciste – le RN n’est pas chez lui à la Rochelle ! ».

Le FN/RN – comme ailleurs – n’a pas sa place à la Rochelle.


Article publié le 01 Juil 2019 sur Visa-isa.org