Janvier 22, 2018
Par Le Pressoir
118 visites

Le programme de la rétive de la troisième semaine de janvier 2018 !

– VENDREDI 26 JANVIER, CINÉ-CLUB : PARTY GIRL

M. Amachoukeli, C. Burger et S. Theis, 2014, 96 min.

(19h auberge espagnole, 20h30 projection)

Angélique, 60 ans, est entraîneuse dans un cabaret à la frontière allemande. Femme de la nuit, elle-même accrochée à sa cigarette et à l’alcool, elle fait boire les clients pour gagner sa vie. Un jour, Michel, son habitué, qui est tombé amoureux d’elle, lui propose de l’épouser. Flattée et touchée, Angélique finit par accepter. Pour l’occasion, elle renoue avec ses enfants, qui aimeraient la voir se

ranger. Mais malgré leur soutien et celui de ses copines, le doute la saisit à l’approche de la date des noces.

Sur toile de fond de milieu prolo en Moselle, Party Girl aborde avec finesse la complexité des sentiments et des conflits entre envies et besoins, parfois opposés : reconnaissance, amour, besoin viscéral de liberté, qui en devient prison. Sans complaisance ni jugement, Party Girl offre un autre regard et nous interpelle sur notre capacité à la rencontre.

– SAMEDI 27 JANVIER à 12h30, CANTINE SAN FRONTIÈRES :

en soutien à des familles sans-papiers hébergées aux alentours d’Alès.

Cette initiative est proposée par des personnes afin d’apporter une aide financière à plusieurs familles exilées hébergées aux alentours d’Alès. Elle vise également à développer des liens entre les exilés et leurs différents soutiens afin de renforcer un réseau d’entraide.

La solidarité s’exprime dans un ensemble de pratiques comme les mutuelles, trouver un logement, dépanner une machine à laver, se mobiliser pour empêcher des expulsions, organiser des cantines de soutien, etc. Pour éviter de centraliser et d’institutionnaliser la solidarité, nous encourageons à diffuser et multiplier ces pratiques. Cette cantine est organisée avec les personnes concernées et l’intégralité de l’argent récolté (le repas est à prix libre) leur sera reversée.

Au menu ce mois-ci :

Apéro Bissap

« Alloco » Déshabillé de plantains

Mafé avec du riz

Fruits

– SAMEDI 27 JANVIER à 19h, Discussion : L’universalisme, un outil ?

Lequel ? Pour qui, pourquoi, comment ?

En présence de Sandra C. auteure du texte « Le postmodernisme ne casse pas des briques » in Négatif #24, juillet 2017 (onglet « à lire à relire » sur laretive.info)

Dans une société divisée en classes, dans laquelle le rapport capital-travail prédomine, on assiste depuis le début des années 1980 à l’abandon de l’analyse de classes et d’un sujet émancipateur universel, le prolétariat, au bénéfice d’une multitude de sujets censés le remplacer : femmes, homosexuels, « racisés », etc. Ces groupes porteurs de revendications particulières visent essentiellement à une reconnaissance de l’Etat, et trouvent appui auprès d’une part non négligeable de ceux qui se disent porter un projet de transformation radicale de la société. Pour comprendre cette abdication du projet d’émancipation universelle et l’allégeance aux discours identitaires qui ne font qu’accompagner la logique du capital, nous analyserons le postmodernisme en tant que rejet de la raison critique, de l’histoire et de l’universalisme. Aussi nous interrogerons le contenu historique de celui-ci, à travers les Lumières, la pensée de Marx et l’histoire des luttes prolétariennes, pour enfin en venir aux perspectives de luttes à mener.

(Auberge espagnole, chacun(e) ramène à manger et à boire).




Source: