« La coupable ce n’est pas moi, ni mes fringues ni l’endroit. »

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A l’initiative d’un groupe de chiliennes présentes à Marseille, nous nous sommes réunies à environ 200 personnes vendredi 6 décembre pour scander un hymne féministe venu du Chili après les multiples horreurs survenues ces dernirers temps. L’hymne a d’abord été scandé en espagnol puis en français.

Le patriarcat est un juge

Qui nous fait taire pour mieux régner

Et notre punition

C’est la violence réitérée

Le patriarcat est un juge

Qui nous fait taire pour mieux régner

Et notre punition

C’est la violence réitérée

Le féminicide

Impunité des assassins

C’est le viol

C’est les coups de mon conjoint

La coupable ce n’est pas moi, ni mes fringues, ni l’endroit

La coupable ce n’est pas moi, ni mes fringues, ni l’endroit

La coupable ce n’est pas moi, ni mes fringues, ni l’endroit

La coupable ce n’est pas moi, ni mes fringues, ni l’endroit

Le violeur c’était toi

Le violeur c’est toi

C’est la Police,

C’est la Justice,

C’est l’État, la société

Et l’État oppresseur est un macho violeur

Et l’État oppresseur est un macho violeur

Le violeur c’était toi

Le violeur c’est toi

(Sur le même rythme que « La coupable ce n’est pas moi, ni les fringues ni l’endroit »)

À nos adelphes assassiné-es,

De leur sang vous êtes tâchés

À nos adelphes assassiné-es,

On n’vous oubliera jamais

Le violeur c’est toi

Le violeur c’est toi

Le violeur c’est toi

Le violeur c’est toi [1]


La presse revue #8 : « Y la culpa no era mía, ni donde estaba, ni como vestìa »

Et les collages dénonçant les féminicides se poursuivent. On peut voir les photos mises en ligne par Marseille féministe sur ce Flickr.

Urbanisme

Punaises de lit ! Samedi 7, « une vaste opération de désinsectisation [a été] menée […] dans plusieurs étages de la tour La Marseillaise » par précaution. Ça prend des précaution pour les cadre sup’ par contre les habitant.es d’Air Bel peuvent encore et toujours se gratter…

Dans la catégorie indécence, la Mairie réclame plus de 4,000 euros à Emmaus pour « affichage sauvage » de 273 affiches annonçant les états généraux de Marseille au printemps dernier. Elle facture l’arrachage 15 euros par affiche ! Dire qu’on faisait ça gratuitement pour toutes leurs affiches électorales.

Indécence toujours, ça ne surprendra personne que la Ville spécule sur la rue d’Aubagne. La Marseillaise rapporte le cas des 75 et 77 rue d’Aubagne, qui ont été classés au 1er mars dans la catégorie des « bâtiments présentant des pathologies mineures dans lesquels les personnes évacuées peuvent réintégrer leurs logements » par le Centre scientifique et technique du bâtiment. Le jour de publication de ce rapport Gaudin « annonçait vouloir exproprier les 7 immeubles « compris entre le n° 71 et le n° 83 afin de les rénover si possible, ou de les déconstruire », ajoutant que « ces bâtiments présentent des pathologies trop importantes pour être laissés à la responsabilité de propriétaires privés » ! » Déclaration suivi quelques jours après par la mise en péril de ces deux bâtiments par les experts de la ville. Depuis, impossible de faire des travaux. « C’est parce que la Ville veut nous racheter », déclare un propriétaire. « Et depuis, ils font tout pour nous mettre des bâtons dans les roues. Comme par exemple de ne pas rétablir l’électricité. »

On termine sur les usager.es de la bibliothèque du Panier qui se mobilisent pour son maintient, malgré les coupes répétées dans son personnel par la mairie, et donc des horaires d’ouverture.


Article publié le 10 Déc 2019 sur Mars-infos.org