En 2017, la préfecture d’Indre-et-Loire a pris un arrêté supprimant des cartes de référence les cours d’eau intermittents et les fossés des points d’eau soumis à « zones de non traitement ». C’est la SEPANT (Société d’Étude, de Protection et d’Aménagement de la Nature en Touraine) qui a tiré la sonnette d’alarme, relayée par le journal télévisé de France 2.

Autour d’un fossé qui traverse les cultures, par exemple, il était auparavant interdit d’épandre des pesticides à moins de 5 mètres, de part et d’autre. Aujourd’hui, plus de restriction, car ce point d’eau ne figure plus sur la carte dessinée par le préfet. « Désormais, il est possible de traiter jusqu’à l’aplomb du fossé », se désole Damien Avril, de l’association écologiste SEPANT. « Lorsqu’il pleut, ces pesticides vont être transférés vers la rivière. Régresser sur ce plan est tout bonnement scandaleux ! » | Source : Francetvinfo

Une aubaine pour les agriculteur-ices accros aux produits phytosanitaires, qui peuvent s’en donner à cœur joie. D’après France 2, l’Indre-et-Loire faisait partie des départements à la plus forte concentration en pesticides dans l’eau des rivières en 2014. Selon un rapport de Générations Futures paru en avril 2019, 49 pesticides suspectés d’être des perturbateurs endocriniens ont été repérés dans les eaux de surface d’Indre-et-Loire en 2015, soit plus que la moyenne des autres départements français qui s’élève à 41 produits.


Article publié le 15 Juil 2019 sur Larotative.info