A coups de bélier, de poing ou de langue de bois, l’État tape dur sur les grévistes de la Poste du 92 !

Au bout de 10 mois et demi de grève, les postier-e-s grévistes du 92 ont toujours la détermination de gagner.

La Poste a perdu sur ce qui a été le point de départ de la grève : tenter d’empêcher un représentant syndical de s’adresser à ses collègues sur leur lieu de travail. Les grévistes ont obtenu une décision de justice qui au contraire relégitime un certain nombre de droits et de moyens d’action pour les représentants syndicaux et les grévistes, et peut faire jurisprudence au-delà de la Poste.

Elle est aussi sur le reculoir sur ce qui est désormais le coeur des revendications : l’arrêt des réorganisations qui font travailler plus en gagnant moins, suppriment des emplois, précarisent, et marchandisent, déshumanisent le service public.

Elle continue à ne faire que des mascarades de négociations pour essayer de ne pas complètement perdre la face.

Les grévistes demandent désormais des comptes directement aux cadres de la direction nationale de la Poste, sur leurs cossus lieux de travail. Les 30 et 31 janvier, des grévistes et leurs soutiens sont entrés et ont occupé deux jours de suite deux sièges différents de la Poste. Deux fois, la Poste a répondu en envoyant les forces de l’ordre défoncer les portes à coups de masse et de béliers. La solidarité des occupant-e-s a heureusement permis de quitter les lieux sans blessures, ni fouilles, ni contrôles d’identité.

Perdante sur tous les terrains, la direction locale de la Poste finit par perdre ses nerfs. Le 6 février, un certain Blériot, qui s’était déjà illustré en attaquant des grévistes à la barre de fer en 2009, promu depuis de chef d’équipe à cadre, a fracturé le nez de Nordine, postier gréviste.

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Encore une fois, les grévistes ne se sont pas laissé faire face à la police venue faire la milice de la Poste.

Bruno Le Maire, ministre de tutelle, a eu la joie d’apprécier les talents de libellules de nos camarades grévistes ce 7 février. Face aux grévistes qui lui ont rappelé quelques réalités, il a répondu avec une langue de bois en chêne massif, qu’on pourrait lui suggérer d’utiliser à la place des béliers pour défoncer la porte lors de la prochaine occupation.

La Poste, c’est le meilleur des deux mondes : tout ce qui est service public à la population, on privatise, par contre l’État est bien là pour piloter et exécuter la répression !

Plus que jamais, soutenons la lutte :

Donnez à la caisse de grève !

  • Sur internet : https://www.lepotcommun.fr/pot/kgmfkl66
  • Virement : sur le compte SUD POSTE HAUTS DE SEINE : IBAN FR76 4255 9100 0008 0033 2571 214
  • Chèques à l’ordre de SUD Poste 92, mention « solidarité grévistes au dos » à envoyer à SUD Poste 92, 51 rue Jean Bonal 92250 La Garenne-Colombes

Venez à la fête de soutien : samedi 9 février à partir de 19h au 24 rue Moret, métro Couronnes, Ménilmontant ou Parmentier.

Participez aux comités de soutien, tous les mardis à 19h à la Bourse du Travail de Paris (salle Ferrer pour le mardi 12/02).

By Paris Luttes,

Source: http://paris-luttes.info/la-poste-92-grevistes-vs-l-etat-11632