Chouette : « domination masculine » dans un titre du Monde [1]. Je me précipite : patatra, c’est pour mieux nous mettre en garde, nous les « vieilles féministes » comme le mec nous appelle, contre ce qui pourrait s’y substituer : l’égalité.


Philippe Brenot est « psychiatre, anthropologue et thérapeute de couple ». Il sait beaucoup de choses :

1) Que « le clitoris est un organe dont on parle peu, car il n’y a pas vraiment de pathologies associées ». La répression du plaisir féminin n’a rien à voir avec l’invisibilité du clitoris : ce n’est qu’un simple biais… « médical ».

2) Que le « mode d’excitation féminin n’est absolument pas un mode visuel ». Pas de porno pour les femmes donc, nous explique Philippe Brenot : susurrez-leur à l’oreille un bon vieux Harlequin, ça fera l’affaire.

3) Que si les mecs s’énervent quand les femmes ne veulent pas coucher avec eux, c’est parce qu’ont disparu les « oestrus, marques extérieurs de réceptivité sexuelle ». Et du coup, les « malentendus » s’accumulent, voire, mince alors, des « viols ». Tout ça parce que, contrairement aux « grands singes », les femmes ne sont pas foutues de signaler, visuellement donc, leur excitation sexuelle (qui ne s’opère toutefois pas en mode visuel, c’est clair, non ?).

Mais c’est encore un autre message que Philippe Brenot tient à nous livrer. Et je résume en une phrase le fond de sa pensée complexe : quand même il ne faudrait pas non plus exagérer !

« Oui, un homme ne sera jamais égal à une femme. Mais quand on dit ça, ça heurte beaucoup les vieilles féministes. Il y a encore des attitudes revanchardes aujourd’hui : vous avez dominé, maintenant c’est nous qui dominons ».

Suivent quelques considérations sur : quand même on est différents, les hommes et les femmes, c’est pas pareil [2] ; la culture oui, mais la nature, ça existe ; et les « prédispositions » vous y avez pensé ?

Quelque part entre le clitoris et les oestrus…


Article publié le 02 Juil 2019 sur Lmsi.net