Février 5, 2021
Par Le Numéro Zéro
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Mercredi 3 février avait lieu dans une amicale laïque de Saint-Étienne la

cérémonie d’au revoir à David, en présence de sa famille et de ses ami.e.s

proches.

David est décédé en tombant du toit d’un bâtiment désaffecté. Il était

fortement impliqué dans les luttes pour le logement des personnes

sans-abri et défendait la réquisition de bâtiments vides pour pallier aux

manquements de l’État. Toutes les personnes touchées par cet horrible

accident ont donc pu venir montrer leur soutien à la famille et aux

proches autour d’un pot, en respectant les mesures sanitaires.

Ce moment de deuil difficile n’a pas empêché la police nationale de

débarquer sur place vers la fin de la cérémonie, pour demander aux

personnes de quitter les lieux, fusil à pompe en main, dans un bâtiment

accueillant un centre de loisirs où avaient lieu à ce moment là des

activités pour les enfants. Les fonctionnaires de police ont également

demandé les identités des personnes présentes afin de les verbaliser.

Choqué.e.s de cette intervention brutale, en armes et dans un moment de

deuil, les dernières personnes, qui étaient en train de ranger et de

faire le ménage, ont protesté, ce qui n’a pas plu aux policiers qui ont

décidé d’utiliser la force, et ont embarqué une personne qu’ils ont jugée

trop véhémente.

Après avoir contrôlé tout le monde, les policiers présents en grand

nombre dans la rue se sont alors équipés de casques et de boucliers et

ont fait des sommations pour disperser celleux qui, devant le bâtiment,

demandaient la libération de leur ami. Après s’être dispersé.e.s, les

soutiens allèrent montrer leur solidarité devant le commissariat, où iels

se sont à nouveau retrouvé.e.s à nouveau nez-à-nez avec une ligne de

policiers en armure.

Non content.e.s d’être le bras armé d’un Etat qui laisse dormir dehors

des familles et pousse des militant.e.s à mettre leur vie en danger pour

les mettre à l’abri, les bien mal-nommées forces de l’ordre ont donc

décidé de venir troubler un moment de deuil, et tout ceci en riant et en

insultant les personnes présentes.




Source: Lenumerozero.info