Depuis la création du commissariat place Bahadourian en 2006 (le 3.6 pour les intimes des gardes à vue), une véritable politique de harcèlement quotidien à été mise en place à l’égard des habitant·e·s non blanc·he·s du quartier. Chaque année le traditionnel marché du Ramadan est l’occasion pour les flics de se lâcher un peut plus : ce jeudi 9 mai vers 17h, ils s’en sont encore une fois donnés à cœur joie, contribuant à la politique d’embourgeoisement du quartier.

Témoignage vidéo et écrit d’un jour malheureusement comme les autres dans ce quartier :

Non contente de mener une politique d’harcèlement quotidien envers les habitant-e-s non blanc-he-s du quartier, la mairie a fait installer un dispositif de barrières métalliques entravant la majorité des bords de la rue Paul Bert où se tiennent habituellement des étals pendant le Ramadan.

Visiblement ce n’était pourtant pas encore suffisant pour les agents de la politique de gentrification et leurs méthodes répressives.

Ce jeudi 9 mai vers 17h, la police, sans doute non sans racisme et islamophobie, s’est donnée à cœur joie de contribuer à cette politique d’embourgeoisement du quartier. Une vingtaine de flics armé-e-s et accompagné-e-s d’un camion benne ont tout simplement confisqué et détruit sur place des tables de commerçant-e-s rue Paul Bert. Les flics ont d’abord débarqué en nombre en encerclant des étals et des commerçant-e-s de la rue, puis avec les éboueurs ils ont jeté dans un camion benne affrété par la ville, non seulement les produits alimentaires en vente mais également le matériel mobilier (tables, barils, caisses, etc). Malgré la présence nombreuse de personnes sur place, ils ont continué leur destruction des stands jusqu’au bout de la rue avant de rentrer au commissariat du 3e arrondissement situé place Bahadourian (la même place où se tient la majorité du marché).

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que les policiers répriment le marché du Ramadan de la Guillotière, déjà en 2014 ils avaient gazés, matraqué et tiré au flashball sur la place.


Article publié le 10 Mai 2019 sur Rebellyon.info