Décembre 11, 2020
Par Le Poing
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Problèmes d’isolation, prises secteur aux câbles dénudés : c’est le quotidien des habitants de la résidence Aigoual-Dourbie de la Paillade, à Montpellier. Face à cet état d’insalubrité avancée, un collectif de locataires prend les choses en main, alors que ce petit bout du parc social montpelliérain se voit exclu du nouveau projet de l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU).

Lassée de vivre dans cet immeuble décrépi, Nadia Rhezlani, une habitante de la résidence, dresse un portrait accablant de son habitat : « L’isolation est complètement à refaire, ces appartements sont de vrais passoires thermiques et sonores. Résultat : on se gêne les uns les autres, et la facture d’électricité s’envole en hiver. Alors qu’on est censés être dans du logement social, théoriquement fait pour être accessible pour des personnes à faibles revenus… »

Depuis des années maintenant, le bailleur gestionnaire de la résidence, ACM Habitats, se contente de menus travaux, de repasser une couche de peinture dans les parties communes de temps en temps. Alors que les conditions d’hygiène laissent très nettement à désirer. Les sous-sol ont été plusieurs fois inondés, sans réhabilitation notable, au point que certains sont complètement inutilisables.

« Des rats remontent des conteneurs à poubelle, constate Nadia. On a régulièrement des dégâts des eaux, personnellement ça a été mon second il y a quelques semaines ! » Pire, les installations au niveau des prises secteurs ne sont pas aux normes, au point d’en devenir dangereuses ! Nadia et des voisins se sont donc unis pour monter un collectif, coordonné avec d’autres rassemblant des habitants d’immeubles insalubres sur Montpellier au sein de l’intercollectif de la Paillade. Depuis, les va-et-vient se succèdent entre les bureaux de la maison de projet ANRU 2, et ceux du bailleur social ACM.

« On demande à la maison de projet de nous inclure dans le projet de rénovation, alors que fin septembre, le site de la Métropole, en charge des dossiers de proposition de rénovation, annonçait la clôture des concertations avec les habitants de la Paillade. On n’a rien vu passer par chez nous… Une autre solution serait que le bailleur prenne les choses en main et accepte des travaux conséquents, pour qu’on puisse retrouver des conditions de logements acceptables. Mais pour le moment tout parait bloqué… ». Loin de se démonter, Nadia mise sur la patience pour obtenir gain de cause.

En France, on compterait entre 450 000 et 600 000 logements insalubres…

Le ramassage des ordures laisse à désirer…



Source: Lepoing.net