La mairie PS de Vaulx-en-Velin envoie la police pendant une soupe solidaire au profit des enfants sans toit

Lors d’une soupe solidaire organisé par des militant·es du collectif Jamais sans toit, la police municipale envoyée par la mairie fait irruption pour contrôler l’ensemble des participant·es dont une quarantaine d’enfants !

Le mardi 3 décembre, la mairie PS de Vaulx-en-Velin Hélène Geoffroy a fait appel à la police municipale pour relever les identités de toutes les personnes présentes à l’occasion d’une soupe solidaire organisée à l’école Youri Gagarine en soutien aux 40 enfants sans abri de la commune.

Un peu après 20h15, deux voitures de policiers municipaux ont fait irruption en pleine soirée solidaire à l’école Youri Gagarine, située dans le quartier du Mas du Taureau.

Une vingtaine de parents d’élèves et leurs enfants étaient réunis autour d’une Harira préparée par les mamans du quartier afin de réunir des fonds destinés à venir en aide aux élèves sans toit de l’école et à ceux de la commune.

Depuis hier lundi 2 décembre, les écoles Gagarine, Wallon et Grandclement font effectivement office de centre d’hébergement d’urgence et assurent une mission de mise à l’abri qui relève des compétences de l’Etat, mais que ce dernier n’assume pas.

L’hiver dernier déjà, une dizaine d’établissements scolaires situés sur la commune de Vaulx-en-Velin avaient servi de refuge à des dizaines d’enfants privés d’une place au sein du dispositif de renfort hivernal mis en œuvre par la Préfecture.

Face à cette situation dramatique, Mme Geoffroy, la maire de la commune et ancienne ministre avait refusé tout dialogue, refusant d’apporter son aide et son soutien aux familles sans toit. À plusieurs reprises, elle avait dépêché la police municipale afin de tenter d’empêcher les occupations d’avoir lieu et menacé les parents d’élèves de dépôt de plainte pour occupation illégale de locaux municipaux.

Lorsque l’antenne vaudaise du collectif Jamais Sans Toit l’avait interpellée sur la question de la réquisition des logements d’instituteurs vides et chauffés des établissements scolaires, elle avait affirmé les tenir à disposition des femmes victimes de violence. Plusieurs mamans seules avec enfants scolarisés dans les écoles vaudaises se retrouvent à dormir dans la rue. Pour le moment la mise à l’abri a reposé uniquement sur la seule générosité citoyenne.


Article publié le 05 Déc 2019 sur Rebellyon.info