Octobre 25, 2020
Par Le Poing
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Après le coup de force policier mené par les caciques socialistes écocides, les opposants à la rocade du L.I.E.N. ont réussi cinq sur cinq un nouveau rassemblement sur le terrain

Il se passe vraiment quelque chose du côté du L.I.E.N.. Les jours s’y suivent et ne s’y ressemblent absolument pas. Jeudi : moral dans les chaussettes après l’expulsion musclée et la destruction instantanée de la Maison de l’Ecologie et des Résistances, installée en début de mois, entre Grabels et Combaillaux, pour faire obstacle à l’avancée du chantier du troisième tronçon de la rocade écocide du nord-ouest de Montpellier. Dès le lendemain vendredi, les gardes à vue terminées, on relève la tête en conférence de presse dénonciatrice tenue devant la Préfecture.

Puis dès samedi, quarante-huit heures après le coup de force honteux mené par le Conseil départemental – socialiste – de l’Hérault, une centaine d’opposants parvenaient à se réunir sur les lieux. Cela s’est fait en évitant d’en passer par les réseaux sociaux. La grande nouvelle du jour étant qu’il est donc possible de réussir un regroupement large (âges, odédiences, traditions citoyennes ou militantes diverses), au nez et à la barbe des autorités. Déjà remarquables dans leur conduite de l’installation de la M.E.R., ces défenseurs de la garrigue anti-L.I.E.N. n’ont peut-être pas fini de surprendre.

Une misérable estafette de gendarmes locaux s’est présentée seulement une heure après le début des retrouvailles sur le terrain, réduite à conseiller de « ne pas s’installer là ». A peine avaient-ils le dos tourné qu’une grande banderole était dressée, proclamant : « Z.A.D. ici – Non au L.I.E.N. ». Fait de bambous, le support ressemblait à un tipi, à l’instar de plusieurs autres, plus modestes, disséminés alentour. Ce côté éphémère n’a pas qu’un sens esthétique : d’un côté la violence d’État,  la destruction physique du vivant, la lourdeur aveugle des moyens engagés par une institution de la gauche de gestion du système au stade vermoulu. De l’autre l’agilité militante, inventive et mobile, trop consciente de l’urgence extrême des enjeux – climatiques avant toute chose.

Une Z.A.D. ne tient pas tellement au bâti, mais à sa capacité d’invention de nouveaux rapports politiques au vivant. Ainsi une intervenante souligna qu’il faut aussi entendre “Zone à débats”, tant il se trouve que le développement anomique écocide du territoire péri-urbain n’est jamais discuté. Cela alors que partout il génère une dégradation des qualités de vivre, et une véritable angoisse devant son rythme désormais hors contrôle. Récemment encore, un rapport fixait le nouvel horizon de 600 000 habitants en 2050 dans la Métropole de Montpellier. Pas loin de 50 % d’augmentation !

Sur le terrain ce samedi, les pieds solidement fichés dans une terre déjà ravagée par le passage des bulls, chacun.e mesurait, à hauteur d’homme et de femme, l’étendue de ravages, sur des dizaines et dizaines d’hectares, atteignant plus de cent espèces protégées, que génère un projet tel que le L.I.E.N.. La circulation automobile soit-disant fluidifiée, n’indique qu’un étalement urbain toujours repoussé, augmentant l’attraction immobilière des périphéries, démultipliant les zones commerciales monstrueuses. Des botanistes donnaient à lire le langage de cette nature meurtrie. Leurs mots n’avaient rien d’amabilités baba-cools ; tout d’un monde soucieux d’altérité.

Au coeur du chaos, sur un tracé long de huit kilomètres, offrant autant d’idées, une Z.A.D. très fluide pourrait devenir un casse-tête pour les apparatchiks d’un conseil départemental fossile.




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