Rien de nouveau sous le soleil

De chaque époque, tout différent, tout pareil

De la Germanie sous occupation romaine

La vie courante qui nous mène

Déjà, d’un siècle l’autre

Aucun n’est vraiment l’apôtre

Toujours, je suis l’autre

Et donc, déjà du chauffage par le sol

Des latrines collectives, une imagination folle

Il y a plus de deux mille ans, pour la modernité, pas de bol

Et puis aussi, des bains chauds

Et à volonté, de l’eau

Il y a donc environ deux mille ans

Les romains savaient assimiler, c’est étonnant

La paix romaine c’était surtout cela aussi

Pour donc, assimiler les populations conquises, ainsi

C’est aussi, plus tard, ce que saura faire la bourgeoisie

En créant pour chaque catégorie de vie, une bourgeoisie

Mais petit à petit

De la ruse et de la mesquinerie

La religion chrétienne s’imposera

Religion qui de persécutée deviendra persécutrice

La persécution de la persécution est productrice

Du païen contre le chrétien

Du chrétien contre le païen

Progressivement un catholicisme imposé

Pour mieux exploiter, pour mieux dominer

En premier, la tyrannie romaine sut s’adapter

D’une façon l’autre, se perpétuer

Et son héritage culturel, ne pas dilapider !

Mais bien des erreurs du passé

Sont dans nos têtes encore gravées

Un feu qui ne peut-être éteint

Pa même par le pompier le plus malin

Et à propos des soldats du feu

Que beaucoup, ils ne gagnent pas mieux

1700 euros par mois pour un pompier de première classe

Et ce à Paris, en fonction de sa place

Mais le terme de soldat

Celui qui obéit, qui marche au pas

Tout pourrait être fait

En ce qui concerne les nuisances, les méfaits

Par de simples citoyennes et citoyens

Tout simplement par des êtres humains

Certes, de nos jours, tout est inhumain

Donc, en fonction des vocations

En fonction des passions et des aspirations

Une nouvelle mentalité, une nouvelle formation

L’anarchisme comme période de transition

D’autres comportements, d’autres appellations

Ni dieu, ni maître, ni gauche, ni droite

Abolition de l’argent, du salariat, de la pensée étroite

Ce n’est rien du tout, commençons le combat

Pour en finir avec les classes sociales et tout Etat

Transition vers l’anarchie

Puisque barbarie ou anarchie

La barbarie où tout le monde se méprise

Partout la dominance en reprise

L’anarchie, que l’on puisse vivre enfin

Et des mots sans plus d’usage comme le mot faim

Participer en s’amusant

S’amuser en participant

Une décroissance généralisée

La gestion directe ou autogestion pour tout partager

Ou les conseils ouvriers, c’est comme vous voulez

De vivre, le monde humain criant sa faim

Une transition vers l’anarchie sans aucune fin !

Car, le monde

Est uniquement ce que nous en faisons

Pas seulement quelques crapules

Qui nous imposent des bidules

Mais

Moi, toi, ils, elles, eux

De leur monde, les êtres humains sont le feu

Et enfin

En France, cela remanifeste

La loi El connerie, on la conteste

Alors qu’il faudrait tout contester

Alors qu’il faudrait tout raser

Ma solidarité avec ceux et celles qui se font arrêter

J’étais avec de jeunes anarchistes nantais

Avec le drapeau pirate, cela me plaît

Libertaires pas sectaires, gens sympathiques

Des copains à un copain, l’Eric

Anarchie chaleureuse et frénétique

Ce qui change des sectes anarchistes

Ce qui change des sectes trotskistes

De l’anarchisme officiel, je suis le kyste

Car toute idéologie

Devient une pratique sectaire

Car toute religion

Devient une pratique sectaire

Forcément, cela me regarde de travers

Toutes les bureaucraties me vitupèrent

Suis pas un intello, suis pas règlo, suis un rigolo

Ploum ploum tralala anarchie vaincra

Dénoncer tout le faux, seul vrai débat !

Et puis

Il ne faut faire partie de rien

D’aucun parti, d’aucune organisation, voilà qui est bien

Personne ne peut encarter l’anarchie

Elle est une énergie infinie

Sans gauche, sans droite, sans dieu, sans maître

De tous ses refus, il faut se repaître

Il n’y a pas plus grande folie

Que l’organisation présente de la vie

Tout nous est confisqué

Et par diverses propagandes, nous sommes conditionnés

Tout le monde croyant y détenir la vérité

Justement, il n’y a aucune vérité

Cela est bien là, la seule vérité

Tout, cependant, devrait être à tout le monde

Mais il y a la ronde

Des préjugés, des jugements de valeur, des lieux communs

En toutes choses, le conditionnement nous tient

Nos fausses attirances, nos faux rejets

Tout ce qui nous fait

Et voilà, qui va encore scandaliser

Quand nos pensées ne font que ramper

Car nous sommes

En avance d’une réaction

Car nous sommes

En retard d’une révolution !

Il faut relire Yves Le Manach

” Bye bye turbin ” merveilleux almanach

Suivi de : ” Salauds ! on les connaît vos usines, vos partis et vos syndicats “

Aux Editions Champ Libre ( 1973 )

Tous les hommes

Avec toutes les femmes

Toutes les femmes

Avec tous les hommes

Pas seulement au niveau de la sexualité

Mais surtout au niveau des affinités

Dans un monde à la conscience unifiée

Sans la pensée séparée

Seulement là

Pourrait être l’égalité

Pourrait être la fraternité

Pourrait être la liberté

Au lieu de cela

C’est le fascisme à perpétuité

Dans sa cellule, tout le monde est enfermé

Et nous nous regardons de travers

Se parler, s’écouter, nous avons mieux à faire

C’est comme ce fameux vent d’hiver

Cette tourmente d’aujourd’hui et d’hier

C’est la relation marchande en aliénation

Qui nous fait perdre la raison

Et petit à petit

La folie, cette tourmente de tous les esprits

” Euphorie, illusion

Aisance, familiarité

Plaisanterie grossière, exaltation

Défaut de cohérence de la pensée

Logorrhée, l’idée de persécution

Affaiblissement de la mémoire

Fuite des idées, amnésie de fixation

Egarement, désorientation

Bradypsychie

Rêverie morbide à caractère sexuel “

C’ est bien cela le vent mauvais du capital

Qui est effectivement gigantesque maladie mentale

Tout le monde s’y égare

En y prenant malheureusement part

Tout gouvernement est une pourriture

Où se retrouve toutes les ordures

Vraiment, cela n’est rien du tout, commençons le combat

Contre tous les alliés du capital, pouah

Chefs, partis, organisations, leaders, syndicats

Nos cerveaux sont programmés, engrammés, conditionnés

Par toutes les lois du marché

La télévision, la radio, les journaux

De la police du capital, pas seulement en uniforme, tout cela rend idiot

Il faudrait tous les jours la révolution

Que le vrai ne soit plus ainsi un moment du faux

Car toutes nos relations sont de l’aliénation

Au travail, au stade, en chômage, en couple, en famille, même en manifestation

Fausse conscience de la compétition

Compétition de la fausse conscience

Il n’y a rien de vrai quand TOUT est faux !

Patrice Faubert ( 2016 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l’invité sur ” hiway.fr “