Août 27, 2021
Par ZEKA
311 visites


D’aprĂšs C’’ Nabum – 27 aoĂ»t 2021.

Effets secondaires irréversibles. Aucun antidote possible.

Le Tonneau de la Haine Charles Baudelaire peinture John William Waterhouse les DanaĂŻdes 1903De cette crise qui risque fort de s’éterniser tant tous les ingrĂ©dients qui y ont Ă©tĂ© distillĂ©s sont d’abord pensĂ©s pour fracturer la sociĂ©tĂ©, diviser les nations, insuffler la peur, la mĂ©fiance et la suspicion. Le mensonge a Ă©tĂ© le moteur premier d’une stratĂ©gie qui ensuite a visĂ© Ă  faire de l’argent de tout et surtout de nos vies.

Il a fallu avaler des couleuvres, renoncer Ă  des droits, accepter des rĂ©gressions immenses pour au final se contenter de n’ĂȘtre plus que des pions dans les mains d’apprentis sorciers. La science a voulu prendre le pouvoir, bien aidĂ©e par des politiques incapables de convaincre autrement que par la sanction, la menace et la contrainte. Depuis longtemps les pĂ©dagogues savent que ce sont les pires solutions pour obtenir l’adhĂ©sion de tous.

Puis la mayonnaise a fini par prendre en constituant deux camps, assez inĂ©gaux numĂ©riquement mais pareillement odieux dans leur maniĂšre de penser l’autre camp. Les chantres du miracle vaccinal vouent dĂ©sormais les inquiets, les sceptiques, les hostiles, les rĂ©fractaires au vaccin Ă  la mort lente, sans assistance mĂ©dicale et avec tous les coĂ»ts Ă  leur charge. Un sentiment d’une remarquable humanitĂ©, la mĂȘme qui du reste laisse les pays pauvres Ă  l’écart de la solution vaccinale. Ceux-lĂ  ont tout oubliĂ© de la solidaritĂ©, de la charitĂ© et de l’amour de leur prochain.

Les autres s’en prennent non aux dĂ©cideurs mais Ă  ceux qui Ɠuvrent en conscience pour venir en aide aux autres : pharmaciens, infirmiers, mĂ©decins. Ils deviennent intolĂ©rants, niant aux autres le droit de ne pas penser comme eux. Ils se font ainsi aussi tyranniques qu’un pouvoir qui n’agit que par la contrainte. Pour ne pas ĂȘtre en reste dans la nouvelle empathie sanitaire, ils vouent les vaccinĂ©s Ă  la mort sous le Ă©niĂšme variant, enfant illĂ©gitime de vaccins mortifĂšres.

Pour corser le tout, les rĂ©fĂ©rences historiques pleuvent dans les deux camps avec une exagĂ©ration qui n’a rien Ă  voir avec la rĂ©alitĂ© d’une Ă©pidĂ©mie qui ne peut se comparer aux flĂ©aux du passĂ©. C’est une fois encore en jouant Ă  plaisir d’une communication anxiogĂšne et rĂ©pĂ©titive Ă  la nausĂ©e que le pouvoir a voulu crĂ©er cette comparaison fallacieuse. Le Covid n’est ni la peste, ni le cholĂ©ra, ni mĂȘme la grippe espagnole. Mais en face, pour symboliser les dĂ©rives de l’Apartheid sanitaire, l’étoile jaune est venue ternir le dĂ©bat. Comparaison indigne et sans aucun objet.

Cependant, la facilitĂ© des uns Ă  bĂ©nĂ©ficier de droits dĂ©sormais retirĂ©s aux autres atteste que le naturel revient vite au galop, qu’une majoritĂ© peut se penser lĂ©gitime Ă  bĂ©nĂ©ficier de droits qui sont interdits aux autres. C’est cette suffisance de ceux qui exhibent ce sĂ©same de la honte qui entraĂźne des rĂ©actions plus exĂ©crables encore chez ceux qui se sont exclus d’eux-mĂȘmes de ce droit.

Dans les deux camps, Ă  gauche, Ă  droite, le mĂȘme prosĂ©lytisme, la mĂȘme morgue, la mĂȘme certitude quasi-mystique en une pensĂ©e qui se prive radicalement du doute, de la raison, de la tolĂ©rance et de la sagesse. Tout ceci ne peut mener qu’à la fragmentation, au conflit, au pugilat et pire encore. Car il y a des dirigeants qui soufflent sur les braises, attisent l’incendie pour des fins Ă©lectorales.

Il n’est pas de notre propos de savoir qui a raison et qui a tort. Nous croyons du reste que la vĂ©ritĂ© n’est pas si simple Ă  dĂ©busquer dans ce maquis de contradictions et de donnĂ©es erronĂ©es, falsifiĂ©es et mĂȘme fabriquĂ©es de toutes piĂšces chez les uns et chez les autres. Nous tenons simplement Ă  vous mettre en garde et vous appeler Ă  retrouver la raison.

La haine est un mal bien plus insidieux que cette maladie. Quand elle s’insinue ainsi, elle a des effets Ă  long terme, souvent irrĂ©mĂ©diables et terriblement nuisibles, parfois mortels. Nul ne sait qui pense tirer profit de cette plaie purulente qui touche dĂ©sormais en profondeur toutes les composantes de notre rĂ©seau personnel : famille, amis, collĂšgues, voisins, relations, inconnus
 Nous sommes au bord de l’implosion et aucun vaccin ne viendra rĂ©parer cela.

Prophétiquement vÎtre.

La Haine est le tonneau des pĂąles DanaĂŻdes ;
La Vengeance Ă©perdue aux bras rouges et forts
A beau précipiter dans ses ténÚbres vides
De grands seaux pleins du sang et des larmes des morts,

Le DĂ©mon fait des trous secrets Ă  ces abĂźmes,
Par oĂč fuiraient mille ans de sueurs et d’efforts,
Quand mĂȘme elle saurait ranimer ses victimes,
Et pour les pressurer ressusciter leurs corps.

La Haine est un ivrogne au fond d’une taverne,
Qui sent toujours la soif naĂźtre de la liqueur
Et se multiplier comme l’hydre de Lerne.

– Mais les buveurs heureux connaissent leur vainqueur,
Et la Haine est vouée à ce sort lamentable
De ne pouvoir jamais s’endormir sous la table.”

— Charles Baudelaire, Le tonneau de la haine, in Les Fleurs du mal (1857).




Source: Zeka.noblogs.org