Nous inaugurions cette nouvelle rubrique dite de “débats”, par une première publication d’une lettre qui fut envoyée à un grand quotidien de gauche, il y a peu.

La longue réponse qui lui fut faite ne peut malheureusement être publiée sans l’accord explicite de son auteur et directeur du journal, Patrick Le Hyaric, autorisation non encore donnée pour le moment.

Voici la réponse de Lionel Citot à la lettre de Patrick Le Hyaric.


Cher camarade,

Je te remercie d’avoir pris le temps de lire ma lettre et d’y avoir répondu de manière approfondie et bienveillante.

Je souhaite à mon tour répondre à certaines de tes remarques.

Il est vrai que quatre articles sur lesquels s’appuie ma lettre sont le fait d’un même journaliste : il s’agit des articles consacrés au festival Nyansapo, au stage “syndical” de SUD éducation 93, à l’orientation scolaire et aux discrimination de la vie quotidienne1. Mais j’en mentionne plusieurs autres qui ne sont pas de lui : sur le Printemps Républicain, sur la “coach stratégie” Maria Da Sylva, sur la Marche dite “des solidarités”, sur la table ronde au Théâtre des Amandiers avec Angéla Davis et Tariq Ali2 (qui nous interpelle non par son contenu, mais par le silence dont elle entoure le “Bandung du Nord” qui se tient le jour même en présence d’Angéla Davis), ainsi que les nombreuses tribunes accordées à des adeptes du PIR. Ce florilège restreint m’a semblé pratique pour étayer mon propos, mais mes références réelles sont bien plus nombreuses : depuis un an et demi, j’ai accumulé près de vingt centimètres d’épaisseur d’articles de l’Huma. Il y a de quoi rédiger une thèse !

L’auteur de “Festival de polémique autour de la non-mixité” a été, à ma connaissance, le premier à introduire l’”antiracisme politique” au sein du journal. Par la suite, son nom ayant disparu de vos colonnes, je me suis pris à espérer que tout cela n’avait été qu’un mauvais rêve. Malheureusement, il a trouvé, depuis, de dignes successeurs !

Apporter son soutien au PIR et au CCIF n’a rien d’anecdotique. Cela signifie la négation de la personne humaine au nom de la défense du groupe. Cela signifie l’assimilation du totalitarisme islamiste à une culture opprimée dont il faudrait se montrer solidaire. Cela signifie le lâchage des musulman.e.s progressistes, que ces organisations taxent de “collabeurs”, des athées issu.e.s de familles musulman.es (qui sont de plus en plus nombreux.ses, bien que passibles de la peine de mort, selon la charia), des militant.e.s LGBT, laïques et féministes de tous les pays du monde, qu’elles qualifient d’”impérialistes gays” et de “féministes blanches”.

Il ne s’agit pas d’une maladresse regrettable et “critiquable” à laquelle il faudrait se garder de “réduire” leurs auteurs. Lorsqu’on est progressiste, et donc humaniste, il y a des lignes rouges à ne pas franchir. C’en est une.

J’admets que le cas de Bernard Friot est particulier : l’essentiel de son engagement étant consacré aux questions économiques, il semble bien qu’on puisse lire son œuvre indépendamment de son penchant pour l’”antiracisme politique”. Cela ne le rend pas plus fréquentable pour autant. Mais il n’en va pas de même pour Eric Fassin ou Françoise Vergès, dont les “combats multiples” tournent toujours autour des mêmes thématiques et dont le discours actuel ne prend tout son sens qu’à la lumière de leurs positions racialistes et pro-islamistes. En passant sous silence ces dernières, l’Huma induit en erreur ses lecteurs en continuant de donner de ces personnalités l’image d’intellectuels progressistes qu’ils ne sont plus depuis longtemps.

J’ai bien noté que l’Huma, contrairement à Politis, Libération ou d’autres organes de presse classés plus ou moins à gauche n’a jamais publié de texte soutenant ouvertement Houria Bouteldja. C’est bien la moindre des choses ! Mais le journal a accordé deux pages d’interview à Eric Hazan3, son éditeur et fidèle soutien, ce qui revient exactement au même. Certes, Eric Hazan était invité à s’exprimer au sujet de ses “flâneries balzaciennes” dans Paris, sans qu’aucun sujet qui fâche ne soit abordé. Cette promotion des éditions La Fabrique, hypocrite, insidieuse et mensongère par omission n’en est que plus révoltante !

L’Huma4, ainsi que l’Huma Dimanche5, ont également apporté leur soutien à Médine Zaouiche, un autre membre fondateur du PIR6, “ambassadeur” de l’association frériste Havre de Savoir7, grand amateur de quenelles et auteur de “Don’t laïk”, cet hymne au vivre ensemble dont les “laïcards” ont si mal compris le sens profond.

Le raisonnement qui sous tend ces deux articles se réduit à cela : Médine est victime d’une cabale de l’extrême droite nationaliste, donc toute personne qui s’oppose à ce que ce militant islamiste vienne pavoiser sur les lieux où des femmes et des hommes ont été massacrés par d’autres militants islamistes (d’une tendance différente, certes, mais alliés militairement sur le terrain8), est forcément un nationaliste d’extrême droite. CQFD. C’est à la lettre le discours de Médine lui-même et des islamistes en général sur l’ensemble de leurs opposants dans les pays où l’islam n’est pas la religion majoritaire. L’article s’appuie sur la déclaration de l’association Life for Paris, favorable au concert de Médine au Bataclan, en omettant de préciser que ce n’est pas la seule association de rescapés et que sa position est loin de faire l’unanimité parmi les rescapés et leurs proches. Évidemment, Médine a condamné les attentats, tout comme ses camarades Frères Musulmans de MF (Musulmans de France, ex-UOIF), de l’AKP (Parti de la Justice et du Développement,Turquie) ou d’Enahda (Tunisie), dont la stratégie consiste précisément à se faire passer pour de sympathiques modérés au regard de leurs concurrents salafistes.

Le mensonge par omission est double dans ce type d’articles : d’un côté, on passe sous silence les positions anti-humanistes de plusieurs intellectuels dont on fait la promotion ; de l’autre, on nie jusqu’à l’existence des militant.es de gauche fidèles à leurs principes, des anti-fascistes conséquents qui luttent contre TOUTES les extrêmes droites, qu’elles soient nationalistes ou religieuses (et de TOUTES les religions), sur l’ensemble de la planète.

Il est vrai que ces militant.es sont peu visibles et peu audibles aujourd’hui, dispersés, désorganisés, trahis par leurs directions politiques et leurs organes de presse.

Dois-je remercier l’Huma de ne pas avoir relayé le jeu-concours de la Jeunesse Communiste invitant à gagner des places gratuites pour le concert de Médine au Bataclan ?9

J’ai bien noté que les tribunes que j’incrimine sont (parfois) “publiées aux côtés de textes contradictoires”, que tu as écrit des “éditoriaux de L’Huma Dimanche qui s’opposent aux dérives identitaires” et que Jean Paul Scot, Amar Bellal, Stéphanie Roza ou Yvon Quiniou ont encore leur place dans l’Huma. Autrement dit, l’Humanité n’est pas (pas encore ?) la chasse gardée des idiots utiles de l’extrême droite islamiste. Tant mieux. La une de l’Huma sur Lounes Matoub10, de même que l’article qui lui a été consacré dans l’Huma Dimanche11, ne m’ont pas échappé non-plus.

Mais cela n’efface pas les deux articles de soutien à Médine, aussi petits soient-ils par leur taille et pauvres dans leur contenu.

Tu estimes “indispensable de mettre en confrontation les arguments des uns et des autres tant qu’ils n’incitent pas à la haine ni ne se réclament de valeurs contraires aux nôtres, ce qui n’est pas le cas de l’antiracisme”. Ce principe s’applique-t-il ici ? S’agit-il de “mettre en confrontation les arguments” des deux hommes, par delà les frontières de la vie et de la mort, le “I laïc Algeria” de Lounes et le “Don’t laïk” de “l’antiraciste” Médine, qui, bien sûr, n’incite nullement “à la haine” et dont les valeurs ne sauraient être “contraires aux nôtres” ? Faut-il envisager, dans un subtil mouvement dialectique, le dépassement de cette opposition futile entre Lounes Matoub et ses ravisseurs, afin de voir enfin réunis Lounes et Médine, comme Jean-Edern Hallier voulait “réconcilier Doriot et Thorez” à l’époque où il collaborait avec l’Huma et certains dirigeants du PCF12 ?

Ce que j’entends par “infiltration islamiste”, s’agissant de l’Huma, est défini dans le préambule de ma lettre ouverte : “… J’ai réalisé il y a environ un an et demi que mon journal était de plus en plus perméable à des courants de pensée anti-humanistes qui, à l’examen, se révèlent être des paravents de l’islam politique”. C’est en ce sens que je maintiens que le journal est, lui aussi, concerné par l’infiltration islamiste qui touche l’ensemble des forces politiques héritières des Lumières.

On trouve, de fait, dans l’Huma, des idées, telles que l’assimilation du blasphème à du racisme et du fondamentalisme musulman à une culture opprimée, des notions, comme celle d’”islamophobie”, des prises de position, comme le soutien à des islamistes militants13, qui proviennent de l’extrême droite islamiste, plus précisément de la mouvance frériste. Puisque tu m’assures que telle n’est pas la ligne éditoriale du journal, dont tu es le garant, je te crois volontiers sur parole ! Mais franchement, à la lecture, bien malin celui qui parviendra à la trouver, la ligne éditoriale !

Comment ces idées, ces notions et ces prises de position se sont-elles retrouvées dans l’Huma ? Je l’ignore. C’est une question essentielle, mais ce n’était pas l’objet de ma lettre ouverte, qui était consacrée au résultat de l’infiltration islamiste, non à la manière dont elle se produit.

A présent, j’aimerais moi aussi revenir sur l’article “Le Printemps républicain, un pouvoir de nuisance orageux”. Comme tu le notes, le Printemps Républicain est indifférent à la question sociale. A ma connaissance, il cesse de lutter contre l’islam politique chaque fois que les intérêts géo-stratégiques et économiques de l’État et de la bourgeoisie française sont en jeu. Il n’a jamais dénoncé la remise de la légion d’honneur au prince héritier d’Arabie Saoudite. Il n’a jamais exigé des représentants de la République qu’ils reçoivent enfin les familles de Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez, nos camarades du PKK assassinées à Paris le 9 janvier 2013 par un sbire des services secrets turcs. Il ne revendique pas le retrait du PKK, pourtant principale force de résistance à l’islam politique au Moyen Orient, de la liste des organisations terroristes. Il ne dénonce pas les camps de détention pour migrants d’Erdogan, ni le chantage politique qui va avec. Il dénonce peu les extrêmes droites autres qu’islamiste (et certaines pas du tout, comme l’extrême droite nationaliste israélienne). Il n’a rien contre la France-Afrique… Bref, il y avait matière à exprimer une vraie critique de gauche du Printemps Républicain. L’Huma n’en a rien fait.

L’auteur de l’article reproche, entre autres, au Printemps Républicain d’avoir provoqué l’annulation d’un colloque sur l’”islamophobie”, qui devait se dérouler à l’Université de Lyon II14. Ce colloque était organisé en partenariat avec toute la nébuleuse des organisations fréristes françaises  (CCIF, CRI, PSM, EMF15…), avec, notamment, la participation d’Ismahane Chouder, militante de la Manif pour Tous, d’Abdel Aziz Chaambi, également militant de la Manif pour Tous et responsable du PEJ (Parti Egalité Justice, antenne française de l’AKP d’Erdogan), qui participait encore, le 14 avril dernier à un meeting négationniste sur le génocide arménien à Dreux organisé par le COJEP16, du militant anti-avortement Khalid el Kadiri, de Jamila Farah, candidate du PEJ aux dernières législatives, ainsi que de François Burgat l’indéfectible soutien des Frères Musulmans toutes filiales confondues, qui participait aux côtés de Médine aux soirées organisées par Syria Charity, la vitrine humanitaire des djihadistes de l’Armée Syrienne Libre17 qui pratiquent aujourd’hui la purification ethnique à Afrin.

L’auteur de l’article reproche également au Printemps Républicain de s’en être pris à Yassine Bellatar, dont j’ai déjà parlé dans ma lettre ouverte, à Rokhaya Diallo, compagne de route du CCIF, adepte de la dédiabolisation de l’extrême droite islamiste, qui considère le simple fait de qualifier Enahda d’islamiste comme une manifestation d’”islamophobie” et de “néo-colonialisme”18, et à Edwy Plenel, qui, le 31 janvier 2015, recevait des mains du président du COJEP le “prix du vivre ensemble”, pour tous ses bons et loyaux services19. Et bien entendu, on ne se quitte pas sans avoir pleurniché encore un coup sur le sort de la pauvre Ménel, dont la carrière prometteuse dans la soupe commerciale a été si cruellement brisée par des laïcards sans scrupules.

Tu estimes que “la présence massive et récente du culte musulman [en France] à la faveur de notre histoire postcoloniale rebat un certain nombre de cartes.” Que veux-tu dire au juste ? Cela est-il censé justifier, au moins en partie, la dérive pro-islamiste d’une grande partie de la gauche ? Est-ce à dire, comme Le Pen et les islamistes veulent nous le faire croire, que nos concitoyen.nes de confession musulmane auraient un penchant irrépressible pour le fondamentalisme, qui serait donc la version naturelle et légitime de cette religion pour ses adeptes?

Et que vient faire le colonialisme là dedans ? Il “s’est abattu sur les peuples au nom de l’”universalisme républicain”, certes. Cela peut expliquer un ressentiment exploitable par des fondamentalistes hostiles à la République. Mais il a été renversé par des mouvements de libération, qui, au moins au départ, étaient globalement de gauche, républicains et porteurs du projet d’une émancipation universelle. Le colonialisme et l’anti-colonialisme sont l’un et l’autre, chacun à sa façon, héritiers des Lumières. L’un a été un universalisme d’oppression ; l’autre un universalisme d’émancipation mais qui, en s’incarnant dans la réalité, a tout de même laissé aux peuples le goût amer d’une libération incomplète, parfois entachée par de nouvelles oppressions.

Tu vois dans les “stigmates du colonialisme” la clef de voûte de la “définition moderne de l’universalisme” à laquelle il nous faut “travailler”. C’est ce qui, selon toi, doit nous permettre de nous “confronter à la réalité d’un monde nouveau”. Indépendamment des récupérations dont l’anti-colonialisme fait aujourd’hui l’objet de la part de l’extrême droite islamiste, je pense pour ma part que d’accorder une telle importance aux “stigmates du colonialisme” est au contraire une source d’aveuglement qui empêche de percevoir la nouveauté.

En effet, le phénomène de relégation sociale qui recoupe des discriminations ethniques ou d’origines géographiques est commun à la plupart des pays riches, de Singapour à la Norvège en passant par l’Arabie Saoudite, la France, l’Allemagne et les États-Unis, qu’ils aient été ou non d’anciennes puissances coloniales. Les travailleurs des pays plus pauvres et plus dangereux migrent vers des pays plus riches et plus stables où ils occupent les emplois les plus durs et les moins rémunérés, dans des conditions de précarité aggravées, parfois équivalentes à l’esclavage, notamment lorsqu’ils sont en séjour irrégulier. Lorsqu’ils restent sur place, leurs enfants, petits enfants, arrière-petits enfants restent globalement au bas de l’échelle sociale, c’est ce qui crée une discrimination ethnique de fait au sein même du prolétariat.

La France-Afrique, quoiqu’en dise Macron, est un stigmate encore bien présent du colonialisme. Mais la main mise des capitalismes chinois et indien sur le continent africain, par exemple, est une réalité contemporaine indépendante du passé colonial.

Au fond, je pense que le PCF et les gens qui se perçoivent plus ou moins comme ses héritiers historiques ne sont pas à l’aise avec l’histoire coloniale en raison du rôle ambiguë et fluctuant qu’y a joué le mouvement ouvrier en général, et notamment le PCF, selon les périodes. C’est par ce biais que des islamistes maquillés en “décoloniaux” parviennent à imposer leurs vues dans notre mouvance politique, et que des camarades finissent par se laisser glisser de leur côté.

La mise à jour de cet aspect de notre histoire constituerait donc sans doute une partie de la solution.

J’ai comme toi la conviction que “la pensée communiste, articulée autour de l’universalisme concret des intérêts des classes populaires et s’inscrivant dans la République pour prolonger ses conquêtes reste la mieux outillée” pour nous ouvrir la voie de l’émancipation. J’ajoute que cette émancipation n’a de réalité que dans la mesure où elle est vécue, ressentie individuellement par toutes et tous. Toute “émancipation collective” qui implique l’oppression ou l’élimination de certains membres de la collectivité n’est qu’un leurre. La “réactualisation” de notre universalisme doit aussi reposer, selon moi, sur un principe de cohérence : cohérence entre la fin et les moyens, entre l’organisation de la lutte et l’objectif visé.

C’est en m’efforçant d’appliquer ces principes que j’ai écrit cette lettre, ainsi que la précédente.

Fraternellement,

Lionel C., le 2/07/2018

PS : Comme tu m’en as suggéré l’idée, je t’ai également mis en pj de ce mail la partie de ma lettre qui répond à la tribune de Pierre Laurent. Je l’ai légèrement remodelée afin de la rendre autonome du reste de ma lettre. J’ai supprimé le passage où je parlais d’”allégeance au PIR”, non pour attiédir mon propos, mais parce que cette affirmation nécessiterait d’être argumentée.Tu peux donc la publier si tu le juges opportun.
PPS : Je compte publier ma réponse à ta réponse sur ma page facebook (ce qui implique qu’elle puisse ensuite être relayée par d’autres…), car je trouve qu’elle complète assez bien ma première lettre. Comme tu ne m’as pas précisé si ta lettre était “ouverte” ou “fermée”, je me contente pour le moment de la transmettre à mes camarades proches par mail. J’attends ton éventuel feu vert pour la rendre publique.
PPPS : Je vais présenter ma Lettre à l’Huma sur Radio Libertaire 89.4 ce vendredi 6 juillet de 11 à 13H. Il y aura une rediffusion un dimanche, mais on ne sait pas encore lequel.

La gauche et l’islam politique s’emmêlent #1 Cliquez pour lire
La gauche et l’islam politique s’emmêlent #3
Podcast de l’émission “Ni dieu ni maître / Un peu d’air frais” sur Radio Libertaire
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NOTES
Les références de ces articles se trouvent dans ma lettre ouverte.
idem
Huma du vendredi 25, samedi 26 et dimanche 27 mai 2018, p.14-15.
Huma du mardi 12 juin 2018, p.11.
5  J’ai égaré l’article. De mémoire, il disait à peu près la même chose que celui de l’Huma quotidienne.
Les états Généraux de l’islamophobie, dimanche 11 avril 2010, 13h30 – Site Le PIR
Vidéo
Sans le soutien du Frère Musulman Erdogan, les Salafistes de Daesh et d’Al Nosra n’auraient jamais pu s’étendre comme ils l’ont fait en Syrie au plus fort de leur puissance. De même, aujourd’hui, l’Armée Syrienne Libre qui s’est emparée d’Afrin avec l’armée turque comprend aussi bien des Frères Musulmans proches de l’AKP que des transfuges de Daesh, d’Al-Nosra et d’autres groupes salafistes. Je renvoie aux articles, nombreux et généralement très bons, publiés dans l’Huma sur le sujet depuis 2014.
9 Voir la page facebook du MJCF. Il s’agit d’une initiative de l’Avant Garde, le journal du mouvement. Offre valable jusqu’au premier juillet uniquement !
10 Vendredi 22, samedi 23 et dimanche 24 juin 2018.
11 Huma Dimanche du 21 au 27 juin 2018.
12 Voir la note 8 de ma lettre ouverte.
13 Dans la dernière période, outre Médine, il y a eu aussi Myriam Pougetoux, dirigeante de l’UNEF et militante de l’EMF (Etudiants Musulmans de France), la branche estudiantine des Frères Musulmans en France. Cf Huma du lundi 14 mai 2018 p.24, rubrique “bonnet d’âne”.
14 Publication sur le Twitter de Laurent Bouvet
15 Comité Contre l’Islamophobie en France, Coordination Contre l’Islamophobie, Participation et Spiritualité Musulmane, Étudiants Musulmans de France.
16 Le COJEP est une ONG relais de l’AKP : Génocide arménien : Une conférence négationniste – Licra
17 Image ici
18 Vidéo : Quand Rokhaya Diallo parle d’Ennahdha
19 Voir la page facebook du COJEP.

Cet article La gauche et l’islam politique s’emmêlent #2 a été publié par KEDISTAN.