Janvier 26, 2022
Par ZEKA
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Par : la Rédaction.

Laurent Obertone, Papacito, Laura Magné et le belliqueux caricaturiste Marsault – autrement dit quatre des plus abjectes figures des youtubeurs fascistes et bas-de-plafond – viennent d’éditer un dernier pamphlet, sordide immondice aux relents xénophobes assumés, un tas de fumier putride et nauséabond qui sent bon le fanatisme extrémiste. Inutile de vous faire un dessin, on parle de La Furia, parfaite illustration de la bataille culturelle visant à banaliser les idées d’extrême-droite tout en tentant vainement de ridiculiser celles de la gauche. Analyse.

Entre virilisme décomplexé et appels répétés à la haine contre les musulmans, les tsiganes, les roms et les « journalopes gauchiasses » comme ils aiment appeler leurs accusateurs, La Furia exprime en 140 pages toutes les frustrations et la torture intellectuelle de leurs auteurs, gangrénés par une idéologie traditionaliste et patriotarde. À l’image, sans doute, de leurs adorateurs : génération 2.0 abêtie aux écrans et qui pense qu’ajouter « enculés de tarlouzes » à chaque fin de paragraphe devrait aussi s’apparenter à de la « liberté d’expression ». Les mots ne sont pas choisis avec soin, c’est le moins que l’on puisse dire et le propos confond critique du fanatisme et critique de… tout ce qui n’est pas « bleu-blanc-rouge », « chrétien », ou tout ce qui n’a pas de « couilles » (sic). Forcément, ça limite. Papacito rêve même d’un temps béni où l’on mettrait en place « une logique de purge efficace » (je cite) à l’encontre de ses détracteurs, c’est-à-dire tous ceux qu’il ne pourra jamais espérer égaler : les penseurs, les artistes, les intellectuels et tous ceux qui réfléchissent par eux-mêmes plutôt qu’au travers des Panégyriques nationalistes. La bêtise donc, dans sa plus prétentieuse et primaire expression. Encore une belle tribu de Cro-Magnon qui n’a pas évoluée d’un pouce…

Ajoutons à cela les planches grossières et vulgairement sexistes de Marsault, butor pathétique, « graphiSSte » en mal de reconnaissance et qui croit que c’est en abreuvant son lectorat de violence gratuite LGBTphobe que ce dernier l’encensera. Erreur. On a plutôt envie de vomir en contemplant son trait minable, parfait reflet de l’individu. Avec lui, c’est le retour au mésozoïque, quand les reptiles régnaient en maîtres sur le monde. Lézard sans honneur parmi les rampants, tapi dans l’ombre comme un lâche, prêt à bondir sur le premier quidam venu pour mordre et lui cracher sa verve moisie à la figure. Avec Marsault ça vole pas haut, ça postillonne.

Quant à Laura Magné, qui s’imagine en Némésis vindicative alors qu’elle n’est que la servile bergère d’un troupeau masculiniste pétrit de toutes les rages du monde, on a du mal à imaginer comment cette « pucelle » peut encore espérer nous émouvoir par sa prose lénifiante et ses amalgames simplistes plein de poncifs éculés. On nage en plein purin anti-féministe moyenâgeux, quoi qu’à cette époque les femmes avaient tout de même un certain sens de l’honneur, une vertu inexistante chez cette harpie opportuniste. Il faut avouer que chez ces gens-là, on n’est plus à une contradiction près…

140 pages pour cracher son mal-être à la terre entière. 140 pages de haine qui s’abat sur le lecteur ahuri « comme la vérole sur le bas-clergé ». 140 pages de marketing politique dont l’objectif est d’amener le lecteur vers une radicalisation de la pensée en distillant un venin malveillant, une stratégie commune aux influenceurs d’extrême-droite sur YouTube. 140 pages pour… allumer un feu ! Car c’est indéniablement tout ce à quoi peut servir cet exécrable étron dont on n’osera même pas se servir pour se laver le fondement. On ne sait jamais, l’encre est peut-être aussi contaminée ? Car contre ce virus il n’y a qu’un seul vaccin : une boîte d’allumettes et un bidon d’essence.

Même la couverture avait du mal à flamber, c’est dire l’impureté de la chose ! Finalement, bien qu’il a fallu nous délester de 15 balles pour acquérir l’ignoble méconium, on est heureux d’avoir pu sauver de l’abrutissement un esprit égaré en enflammant cet immonde torchon.

Regardons les choses en « fafs », La Furia est à l’image de leurs auteurs : mélange insoluble de racisme, d’homophobie viscérale et de haine de l’autre, surtout s’il est un « intellectuel de gauche » ou que son certificat de naissance atteste de racines allochtones. Leur crédo : le développement de la brutalité et que le sang soit versé à flots, surtout celui de leurs ennemis. Selon le sociolecte d’extrême-droite propre à ces tartufes, par « ennemis » il convient de comprendre « droidelomisses », « journaputes », « moutruches », « collabos » et « fact-checkers », sans oublier les « wokistes » et les « islamo-gauchistes »… Encore une fois les amalgames sémantiques vont bon train et l’inversion accusatoire y ait pratiquée à chaque page, dans un pot-pourri putrescent plein d’injures sans réelles significations. La Furia est indéniablement un bel excrément à la rhétorique perverse, de ceux qui restent collés à vos pompes pendant longtemps et qu’il convient – on nous pardonnera l’expression empruntée à d’autres réacs – de « passer au Kärcher » pour espérer s’en défaire une bonne fois pour toute.

En somme, un album pour cerveaux oblitérés à la sauce barbare. « Sulfureux », diront les fans ? Non, juste vulgaire et sans mérite, de l’injure raciale gratuite et camouflée, obscurantiste et violente à souhait.

À oublier ou à mettre à l’autodafé, donc. Et le plus tôt sera le mieux !




Source: Zeka.noblogs.org